De  grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités. Et I've got the power... Effectivement, j'ai le pouvoir de mettre des taules aux pauvres innocents, à qui, je le rappelle, ainsi qu'aux simples d'esprits, les cieux sont grands ouverts, mais j'ai aussi la possibilité, depuis peu, de commencer à jouer au bowling grandeur nature, version dame de fer en 106 avec vitres électriques.
Bref, j'ai eu mon code, et je sors tout juste de ma 1ère leçon de conduite qui s'est relativement bien passée, puisque nous ne déplorons que la perte d'un plot et celle d'un pare-choc, hélas, sous assistance respiratoire.
Bref, si tout va bien, bientôt je pourrais moi aussi jouer à celui qui a la plus grosse (cylindrée) ou à celle qui le lève le plus haut et le plus gracieusement.
Tout ceci n'aide évidemment pas à produire comme une immigrée en situation irrégulière du Sentier, d'autant plus qu'avec la multiplication quasi biblique des réunions en tous genre (Jésus c'était les pains, l'administration ce sont les occasion de faire la sieste qu'elle dédouble) et la période de tyrannisation de mes petits 4èmes tout beaux, tout neufs (c'est pas beau ça? J'ai usé ceux de l'an dernier on m'en refile des qui ont à peine servi) afin de passer une année sous le signe de la peur pour eux, sous le signe de la tranquillité pour moi. Je n'ai donc pas une minute.
Voici quand même deux petites choses cousues à la va-vite pour les derniers jours d'été. Hélas, elles ne prendront l'air que l'été prochain puisque, pour éviter la pneumonie pernicieuse j'ai ressorti les moonboots qui, c'est connu, font la silhouette gracieuse et légère.
Le premier modèle est tiré du Patrones de mai 2006. La base c'est ça:

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Une simple jupe trapèze avec fausse coulisse au-dessus histoire de dire que vous vous êtes foulée un minimum. SNC10600

Alors bon, disons-le tout de suite, ça va devenir un classique, j'ai presque eu envie de me lancer dans la production de masse de jupes trapèze. Elle a un tomber superbe, la taille est nickel, bref un rêve de petite jupe. Sauf que Z'hom, qui est tout sauf un esthète (je passerai sous silence sa longue période velours côtelé caca d'oie+ jersey orange brique dans le plus pur style teuton) m'a dit la lippe pendante: "Beuh, j'aime pas la couleur". De toute façon c'est bien connu, Z'hom n'a aucun goût, sauf en ce qui concerne les femmes et le pinard.

J'ai aussi coupé, dans un mélange lin-coton un peu épais, ce petit pantacourt tout à fait seyant mais qui s'est révélé être un vrai 34 d'il y a dix ans.

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Je peine donc un peu, malgré un cuissot famélique et gastroentérité (quelle joie de travailler avec des mouflets) à fermer le zip. M'enfin un bon chausse- pied, voire même une bonne grue les lendemains de crème renversée de Jolie-Maman, et ça repart comme en 14.SNC10665

Autre souci, je me sens un peu Franciscain, voire même Dominicaine, mais plus dans le style vin de messe que Ti-punch planteur, dans ce pantacourt. En effet le tissu a la tenue d'une robe de bure, mais il en a aussi le toucher. On a beau être prolo, on en est pas moins sensible de la couche superficielle de l'épiderme. Je réserverai donc cet ouvrage aux soirées à thème: intégrisme et auto-flagellation.

Voici à présent celle que vous attendez tous, si, si, vous l'attendez fébrilement, voire vous piaffez d'impatience tel un pur sang devant une carotte des sables landaise. Voici l'Arlésienne...

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Ben je vais vous le dire, y'a pas de quoi casser trois pattes à un canard unijambiste. Alors bon, c'est comme une histoire toute neuve, toute fraîche (je vous conseille de vous remettre dans les esgourdes la chanson de Brel "On a beau dire, on a beau faire"), au début c'est l'amour fou, The passion, z'avez qu'une envie, tripoter sensuellement le fil, entortiller lascivement la fibre, bref, pour un peu vous tricoteriez sur du Georges Michaël (et pas du Franck Michaël qui, lui, est aussi sexy qu'une pub pour des couches contre l'incontinence). Sauf que vient le temps des déceptions, vous traînez la patte pour ressortir votre devant gauche qui vous semble moins beau qu'au début, vous devez vous violenter le fondement pour finir une manche, bref, c'est le désamour aiguillesque. Donc voilà la chose, j'ai pas eu le courage de rentrer tous les fils. Vous remarquerez qu'elle est tout à fait portable mais allez savoir pourquoi, j'ai pas envie de la porter.

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Je ne me suis pas laissée abattre puisque j'ai commencé ça dans la foulée et que j'en suis aux manches.

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La prochaine fois, si vous êtes sage, je ferais pas comme le grand Jacques, je vous apporterai des fleurs et non des bonbons, même si les fleurs c'est périssable.

PS: je ne sais plus à qui j'ai répondu la fois dernière, si je vous ai oubliée, ne m'en voulez pas, souvenez-vous des ravages du crack en milieu enseignant...