Noueuse d'aiguillette

06 mai 2013

La Fille du chantier

Vous en avez rêvé ? La Noueuse l'a fait: 2 posts en moins d'une semaine, c'est Nawel avant l'heure (ou alors très en retard). Non, ne me remerciez pas, vraiment, ça me gène, c'est cadeau. Sachant que je vais très bientôt partir pour le monde merveilleux des travaux, je profite donc d'une (très) relative oisiveté pour vous écrire une bafouille. Autant vous dire que ça rigole moyen dans la chaumière à l'idée de retrouver la truelle et le rouleau...

                                                                                

brad-pitt-en-homme-de-chantier-prouve-une-fois-de-plus-son-amour-de-l-art-603801 (1)

D'abord parce que je suis née avec 2 mains gauches, certes, mais encore coiffées de moufles, ce qui vous l'avouerez est un peu handicapant. Il suffisait de me voir suer sang et eau sur le montage d'un jouet Kinder surprise (instrument du démon entre tous), pour s'apercevoir de l'étendue des dégâts. L'Auteure de mes jours en a d'ailleurs un jour fait les frais.

Que je vous raconte: Mounette of Love est arrivée un matin avec une paire de ciseaux, me demandant de lui couper quelques pointes. Après un exposé fort développé sur l'art capillaire à travers les âges, exposé qui m'avait d'abord fait bailler comme une horde d'huitres sauvages, je m'étais saisie de l'effroyable instrument du Destin. Telle une Parque du dégradé-effilé, je m'apprêtais à commettre un ignoble, mais involontaire, attentat  contre le glamour maternel. Oubliant donc les précieux conseils (le fameux syndrome du "cause-toujours-tu-m'intéresses" adolescent), je tranchais dans le tas. Vous imaginez l'effroi quand je me suis aperçu que les cheveux mi-longs de Mummy étaient devenus un charmant carré destructuré. Euh, très destructuré... Voire franchement novateur.

                                                                                 

7d9113122c4re

Bref, vous pensez bien que mon art capillaire était trop visionnaire pour ne pas être méprisé. J'ai donc tiré les leçons de cet échec et je me suis retirée définitivement du monde de la coiffure.

Je me suis évidemment bien gardée d'avouer mon peu d'habilité à Z'hom quand on a acheté la Casa dolce Casa. De toute façon Z'hom ne sachant rien faire d'autre de ses 10 doigts que démonter des micro-P, je me disais que mes inaptitudes passeraient inaperçues et que de toute façon,  notre maison était une perle qui ne demanderait aucun arrangement et qu'ainsi je pourrais continuer à me moquer copieusement du chromosome XY qui partage ma vie.

Sur ce coup là j'ai été gourdasse comme une oie du jour (ou comme une hypertrophique glandulaire de télé réalité), on s'est vite rendu compte qu'il faudrait mettre la main au béton. Z'Hom a fait ce qu'il fait depuis l'adolescence, il a donné une dimension geek au bricolage. Du coup il est devenu bon, voire très bon, voire parfois plus tatillon qu'un jury d'Agrégation (et pan!). Moi je fais charmante assistante: je ponce de la poutre, je fous des coups de burin sur des murs, j'enduis à tout va, je m'emmerde fais la queue chez Leroy Merlin le dimanche alors que Z'Hom gambade tel un cabri folâtre dans le rayon menuiserie, le tout vêtue d'un très seyant jogging en polyester fuschia. Elégante en toutes circonstances vous dis-je. Bref, alors que ma moitié d'orange s'éclate carrément à péter des blocs de béton à la pioche, je me fais violence pour pas répondre à l'appel de la pelote.

Néanmoins, il reste quelques plages de détente où Z'hom ne m'oblige pas à assister à ses poussées de crises cimentières et j'ai donc produit 2 ou 3 petites choses que je vais m'atteler à vous montrer.

Tout d'abord ce petit gilet d'été en lace couleur naturel de chez Drops. C'est tout petit, ça a l'air de rien, mais ce gilet a été un énorme boulet. Je ne le dirai qu'une fois, ouvrez bien vos portugaises, attention, c'est d'une rare violence, je vous avais prévenu. Faudra pas venir vous plaindre après.  Bien, prêtes ? Aiguilles...2. Oui, je sais, ça fait mal, on a l'impression de faire du sur-place, au bout de 10 heures de tricotage intensif et on se demande juste "Mais pourquoi? Pourquoi s'infliger ça?"_ comme certaines émissions de télé ou certains concours de la Fonction publique.

Et puis arrive le jour béni de l'assemblage et on oublie tout en touchant cette merveille de finesse et de douceur. Voyez plutot. 

DSCN0041

Voici le boulet version 2012, bien plus joli en vrai qu'en photo. Bref, c'est là que je suis sortie de ma torpeur extatique pour m'apercevoir avec horreur que ce petit gilet n'allait avec rien. Il parait que ce soir là on a entendu, sur les coups de 20 heures, un long cri de terreur jusqu'aux tréfonds de mon quartier...

DSCN0036

Ah oui, j'oubliais, le patron qui s'appelle Bel, vient du livre Whisper de Kim Hargreaves.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Du coup en cousette je suis tombée dans la facilité; reprise du pantalon Burda d'avril 2009, dit aussi "le patron aux 1000 versions". J'avais un coupon de serge blanc cassé un peu courtaud, m'enfin j'avais décidé que ça passerait." Dans l'atelier de couture il y a 2 types de personnages: ceux qui tiennent les ciseaux et ceux qui sont coupés. Toi, j'te coupe...". Bon, du coup il est un peu feu de plancher mais avec une paire de ballerines ça va. Je n'ai pas fait de ceinture montée, je n'avais vraiment plus assez de tissu.

Voici l'avant: avé le cuissot moulé post-tartiflette, tendance exhib du nombril.

DSCN0045

DSCN0053

 

 

 

 

Voilà l'arrière avec traces de culotte apparente, après le jogging fuschia, je n'en suis plus à une faute de gout près.

 

 

 

 

 

 

Enfin j'ai repris le patron du top noeud-noeud de mars 2012 et je l'ai rallongé pour en faire une robe. Elle est confortable à mort et j'ai passé quasiment tout l'été dernier dans le dedans, sauf quand j'étais en jogging de chantier.

                                                                             

DSCN0060

Le jersey avait été acheté il y a des plombes au marché de la Croix Chavaux à Montreuil. Voilà le détail du motif "Printemps sous acides". 

                                                                              

DSCN0061

La prochaine fois, si vous êtes sages, je pêcherais   par le corail.

 

Posté par nedjmaia à 18:58 - Commentaires [12] - Permalien [#]


30 avril 2013

Le Blues de la couturière

Oyez, oyez braves gens, she's alive! Et oui, bon, hein, pas la peine de râler, je sais, une vraie éléphante, 9 mois de gestation pour un petit post de rien du tout.

Mais un complot international s'est formenté contre moi et a eu raison de mon envie folle de vous raconter mes périlleuses aventures de hussarde noire de la République. Que je vous explique, parce que les théories du complot on connait et bla et bla...

                                                                             

téléchargement

D'abord y'a eu aout; pour que je me méfie pas, les conspirateurs du NBFLN (No Blog for la Noueuse) ont recruté parmi ma propre famille. J'ai passé un temps infini à écouter l'épopée de soeurette 3ème du nom qui venait juste de rentrer de chez les kangourous avec une planche de surf et un Ritalien sournois (ouais, elle fait rien comme les autres), dans ses valises. Evidemment ma soeurette a vite eu d'autres occupations comme inventer des cocktails qui font marrer avec ses copains, du coup j'ai à nouveau senti l'appel du blog.

C'est là que Sandrouille, ma Sandrouille, ma coupine de moi s'y est mise aussi. Et bon, elle a utilisé des armes de destruction massive: confit d'oignon- cuissot de sanglier-rhum, épaule d'agneau- gratin de courgette-rhum, seiches à la provençale- bandol rouge ( l'ennui naquit de l'uniformité, voyez-vous) et sieste dans les oliveraies de l'arrière pays varois. Burp...

téléchargement (1)

Autant dire que j'étais trop occupée à digérer mes 5 kilos de viande macérée quotidienne pour pouvoir écrire quoi que ce soit. Après tant d'agapes et un foie au bord de l'implosion, il a fallu revenir à un mode de vie plus ennuyeux  sage, surtout parce que faire une petite sieste digestive le jour de la rentrée, c'est une perspective certes réjouissante, mais pas compatibles avec une horde furieuse de gnomes regonflés à bloc par 2 mois de vacances. 

Ben et après me direz-vous? Ben ce sont les nains qui s'y sont mis. Ils se sont révélés gentils et disciplinés. Oui, je sais, vous êtes déçus voire mortifiés. Mais que je vous rassure, ils se sont révélés gentils et disciplinés pendant au moins une semaine après la rentrée; j'ai donc du mettre en place une dictature stalinienne en milieu scolaire afin de leur pourrir la vie et de m'assurer 10 mois de paix et sérénité.

Et puis y'a eu l'Agreg, saison 2 le retour ou "Comment pouvoir afficher son masochisme à la face du monde sans perdre sa dignité sociale". J'ai gagné 6 points par rapport à l'an dernier. Et j'ai échoué aux écrits pour 0.5 point... Là, ça a été le blues tout court que le chant des esclaves noirs dans les champs de coton à côté, c'est un jinggle pour une pub Mon petit Poney. Le genre de déprime qui vous donne envie de vous acheter une grenouillère, des chaussons en forme de pattes de poulet et de vous nourrir exclusivement de chou-fleur à la vapeur. J'ai bien tenté de remonter la pente et de venir trouver une écoute attentive parmi vous, mais j'ai, comble de la chkoumoune, cassé mon APN. 

Mais si j'ai pas bloggé, j'ai beaucoup cousu et tricoté; ça a été mon Xanax à moi. J'ai donc plein de trucs à vous montrer, mais pas tout d'un coup car trop de bonheur tue.

Voilà donc, en tant que Picasso de la couture (pas sure que ce soit flatteur ça), MA période bleue.

Tout d'abord j'avais acheté un lot de fil ultra fin aux Puces des couturières de St Maur, en octobre. Un bon kilo et demi d'un fil d'une extrême finesse. Je ne sais pas vraiment qu'est-ce qu'il y a dans le dedans, mais il est d'un magnifique bleu paon. Regardez donc et pleurez, car cette merveille est à moi.

DSCN0014

 

 

J'avais en tête le modèle Sea tangles de Knitty que vous pouvez trouver là. Je me suis lancée sans échantillon sinon c'est moins drôle et le modèle s'est avéré très facile à tricoter et relativement rapide. 

L'originalité du patron c'est que la place des torsades change à chaque téléchargement du patron. Du coup on peut se moquer comme d'une guigne (au fait c'est qui cette pauvre guigne ?) de se tromper. Voyez le point de plus près.

DSCN0013

 

Evidemment, tout était réuni pour que ça roule tout seul et il a fallu que je mette mon grain de sel. J'ai pensé que les manches étaient trop grandes, du coup j'ai enlevé 10 mailles et j'aurais pas du, les emmanchures sont très justes et mes bras prennent une jolie couleur violacée très seyante avec le bleu paon quand je le porte. Mais si je le porte basculé sur l'épaule, comme ici, tout va bien.

DSCN0007

 

 

 

Comble du bonheur, je n'ai utilisé que 120 grammes de ce merveilleux fil pour le tout.

Z'hom adore. Il dit que ce serait un formidable uniforme pour une danseuse de pole dance et que je devrais le porter avec un soutien gorge rouge. Les hommes sont sensibles à l'élégance féminine, c'est connu...

J'ai aussi fait, en bleu qui pique l'oeil cette fois, le haut 113 du Burda de février 2013 qu'on a vu partout sur la blogo. Il est facile à faire une fois comprises les explications cryptiques du magazine et rend vraiment bien. D'ailleurs mes modeuses de 4ème ne s'y sont pas trompé, j'ai eu droit à "M'dame!!!! Z'avez trop le swag!", ce qui est le summum du compliment chez les boutonneux.

 

DSCN0019

 

DSCN0020

 

J'ai fixé le drapé sous la parementure, mais je regrette, je pense que je ferai autrement la prochaine fois. J'ai fait un ourlet ultra fin pour terminer le bas et pour éviter de passer par la fenêtre ma surjeteuse qui a pris ses aises et bosse quand elle veut depuis quelques temps.

Le tissu vient du marché des bosquets de Clichy Montfermeil. Antre du mal où je ne pose le pied qu'en cas d'extrême nécessité parce que y'a du tissu en veux-tu en -voilà, et du tellement beau parfois que je me dis que les vendeurs ne savent pas ce qu'ils proposent à la clientèle vus les prix pratiqués.

La prochaine fois, si vous êtes sages, je serais la fille du chantier.

Posté par nedjmaia à 15:31 - Commentaires [19] - Permalien [#]

27 juillet 2012

Vitamine

Il y a des choses qu'il est inconcevable de ne pas aimer: le Nutella, les chansons de Mickaël Jackson et faire du shopping. Or dans l'imaginaire collectif (merci papa Yung), une fille digne de ce nom devient hystérique dès qu'il s'agit de dépenser des écus sonnants et trébuchants.

                                                                     

téléchargement

Moi je dis "FOUTAISES"! Je hais faire les magasins depuis toute petite. D'abord c'est la faute de Nini, soeurette 1ère du nom (et que j'embrasse ainsi que la mini-crevette qu'elle a mis au monde il y a pile une semaine). Juste avant la rentrée des classes avait toujours lieu le même rituel. On s'entassait bruyamment dans le paquebot familial pour filer s'acheter de quoi faire bonne impression aux profs (d'ailleurs l'illusion durait peu) et nous débarquions avec le calme d'une horde de fauves nourris à la feuille de chêne, terrorisant la cliente de plus de 70 ans, venu innocemment là pour s'acheter un Damart. Pour dire la vérité, ça me gonflait très vite de déambuler dans les rayons et j'avais vite fait de trouver un pantalon noir, un pull noir, voire, comble de la fantaisie vestimentaire, un tee-shirt gris pour égayer un peu tout ça. Gothos refoulée qu'on vous dit... Pour Nini c'était pas pareil, elle examinait chaque pièce de vêtements comme si sa vie en dépendait (2 heures), puis se faisait livrer par tracto-pelle les chiffons qu'elle avait choisis. Malheureusement y'avait ensuite l'essayage (2 heures supplémentaires). A ce stade le score était de deux vendeuses au bord de la démission et de deux autres en dépression. Quant à moi j'étais pas loin de proposer un remake de Caïn et Abel à ma bien aimée Nini (devinez qui aurait du jouer Abel).

Tout ça pour que finalement Nini décrète que tout était naze, qu'il fallait aller ailleurs. In fine, après avoir fait l'intégralité des magasins de la ville, Nini voulait revenir dans le 1er magasin car elle ne pouvait subitement pas se passer du pantalon écossais rouge naze qu'elle avait essayé 3 heures plus tôt et qui lui apparaissait à présent comme un élément vital pour réussir son année. J'ai fini par piquer les rations de suvie , à caser entre le sac de couchage et la tente de camouflage, de mon beau -papa Rambo avant chaque expédition mercantile.

Inutile de dire que dès que j'ai eu l'âge, j'ai fait mes courses toute seule. Ou plutôt avec ma Yayate (c'est ma MAPLV _meilleur ammi poure la vi _ comme l'écrivent si finement mes 6èmes sur leurs classeurs), étant entendu que faire ses courses entre copines est un moment de socialisation obligatoire au lycée. Sauf que Yayate s'est révélée encore plus casse-bonbon que ma soeurette.

Heureusement y'a eu internet et puis la couture. Ce qui fait que je ne mets les pieds dans les antres du Mal que sont les magasins de vêtements qu'1 à 2 fois par an. En général il me faut une mise en condition d'une bonne semaine de préparation: exercices de respiration, gymnastique chinoise voire séances de méditation (si, si, c'est pas parce que je ronfle que je médite pas).

En théorie j'ai un grand coup de fatigue dès que point l'avenante façade du centre commercial. Mais n'écoutant que mon courage, je m'engouffre dans le temple du vice. Souvent je suis au bord de l'hyper ventilation quand je vois que je ne trouve rien, ou que je trouve mais y'a pas ma taille, ou que ça me va pas ou alors ça me va, la forme est belle mais la couleur est immonde. Bref j'ai envie de me faire un nid douillet avec les nippes moches, trop grandes et bla et bla, et de me pelotonner dedans au fin fond d'une cabine d'essayage oubliée. Je finis, au bout d'une demi-heure par ressentir un vague écoeurement devant les marchandises étalées, avec la sensation que cette abondance a quelquechose d'obscène. C'est grave docteur?

Pour me remettre de tout ça j'ai décidé de me coudre du t-shirt punchy, de la robe vitaminée, du boléro pétillant.

Tout d'abord j'ai ressorti le patron du t-shirt d'hiver du Burda couture simple Olympe de 2011 déjà utilisé ici. J'ai utilisé le même patron sans les manches, comme une grosse feignasse écrasée par la chaleur. Deux coutures sur les côtés, les finitions à l'aiguille double et c'était plié, je pouvais retourner à ma sieste. Le très joli jersey corail vient, comme toujours, du marché de la Croix Chavaux à Montreuil. Et mon t-shirt permet de cultiver l'indolence ambiante, puisqu'il va avec tout. Inutile de dire que si j'avais pas le fondement collé au fond de mon transat, je lui chanterai mon amour. Grave.

                                                                         

SNC12067

SNC12064

 

 

 

 

 

 

 

Message spécial pour Mounette d'amour: oui Maman, tu ne rêves pas, je suis bronzée, c'est pas une illusion d'optique_ fin du message personnel_

Comme je ne pouvais pas rester dans cette torpeur antillo-francilienne, je me suis mise aux choses sérieuses. J'ai jeté mon dévolu sur ça: 

Sans titre

C'est une robe issu d'un Lutterloh du printemps 73. Et là ça a pas du tout été la même chose. J'ai d'abord fait une toile qui s'est révélé parfaite. Pour une fille avec un bonnet F... Mort et désolation. J'ai donc joué sur les pinces, j'en ai notamment rajouté sur les côtés pour créer des pinces Dior (classe!) juste sur le côté des nichons (pas classe...). J'ai zappé les poches parce que j'aime pas trop ça et resserré le bas pour le côté Hôtesse sexy de la PanAm des années 70.

SNC12075

J'ai fini par faire quelque chose de très portable, mais comme le tissu est rigide et qu'avec mes changements c'est très structuré, j'ai l'impression de porter une sorte d'armure ou un corset Madonna période Jean Paul Gautier. Pour un peu plus de fantaisie, parce que le gris faut avouer que c'est moyen follichon, j'ai surpiqué en jaune tournesol et cousu de jolis boutons de la même couleur achetés chez Fil 2000. Les ourlets sont fait à l'aide de parement en gros grain assortis.

SNC12084

Vous avez le droit de vous ébaudir sur la splendide pose de zip invisible.

PicMonkey Collage

Pour finir j'ai pris mes 4 pelotes de coton achetées chez Aldi et j'ai utilisé le patron Hew, disponible gratos sur Ravelry. Z'avait dit que c'était plus une recette qu'un vrai patron et c'est vrai, j'ai pas mal bidouillé le truc. La photo ne lui rend pas justice, en vrai j'ai pas l'air de porter le boléro à ma petite soeur, et bien que ce soit du 100% coton, je le trouve un peu chaud pour l'été.

SNC12059

La prochaine fois, si vous êtes sages, et si je suis pas en profonde dépression après être rentrée de vacances, je vous jouerais "Le Temps des cerises".

 

Posté par nedjmaia à 13:43 - Commentaires [8] - Permalien [#]

26 juin 2012

Les Hauts du Hurlevent ta Mère!

N'ayons pas peur des caricatures les plus crasses, ce que j'aime le plus chez nos amis Angliches, ce n'est pas leur excentricité , porter un collant jaune avec une robe imprimée de poulpes rose fuschia ne me fait pas tripper, ni leur cuisine, euh surtout pas leur cuisine, ni même leur majestueuse momie qui porte le pot de fleur sur la tête comme personne. Non, ce que j'aime, c'est la politesse. Vous me rétorquerez, et vous aurez raison, que tous les Anglais ne sont pas polis, que même certains ont une fâcheuse tendance à vous défoncer le crâne à coup d'Union Jack si vous avez le malheur de les croiser après un match de foot (sport de gentlemen qu'y disaient), mais avouons que le flegme britannique et la cup of tea avec le petit doigt levé (euh pas le même que chez les aimables supporters de foot précedemment cités) ne me laissent pas indifférente.

                                                                          

tea time

Voilà le mot qui me reste à la fin de cette année scolaire. Au risque de passer pour une réac de base qui militerait pour le retour de la blouse, du certificat d'études et des châtiments corporels (même si j'ai pensé remettre au goût du jour ces derniers 2 ou 3 fois cette année), je ne peux que constater que la politesse, la courtoisie, le savoir-vivre, c'est moyen tendance, voire même considéré comme pas fun du tout par une bonne partie des boutonneux et souvent, hélas, par leurs parents.

Ainsi la petite B., 6ème pourvue d'un 85C et d'un système hormonal particulièrement performant (la montée de sève chez elle c'est du 1er mars au 29 février), a passé la moitié des heures de Français à mâcher du chewing gum avec une distinction que lui aurait envié Katharine Hepburn, l'autre moitié du volume horaire étant consacrée à essayer de faire croire à la vioque qu'est au tableau que non, elle ne venait pas de s'asperger de parfum Yves Rocher alors que toute la classe tournait à moitié de l'oeil sous les effluves de vanille chimique et que je l'avais vue ostensiblement ranger le-dit flacon bien au chaud avec son Closer dans son sac. C'est la même qui, lors d'un exercice de mime fera semblant de ne pas comprendre pourquoi il est déplacé d'imiter Zahia en séance d'escalade avec Ribéry.

La deuxième place est attribuée à J. arrivé en milieu d'année, mais qu'on avait, hélas, déjà pratiqué vu qu'il s'était fait virer de l'établissement l'an dernier. Non content d'avoir un physique de souteneur albanais, le petit J. en avait hélas la mentalité. Si bien qu'avant la fin du 2ème trimestre ses manières douteuses foutaient les jetons à la moitié des élèves du beau sexe du collège. En gros à toutes celles possédant ne serait-ce qu'un embryon de poitrine. Ajoutez à cela le fait qu'entre deux siestes (à se demander si l'hypothèse du souteneur...) dans un pur élan d'altruisme, de peur que ces braves femmes de ménage ne s'ennuient, il créait des oeuvres d'art éphémères à base de bouts de gomme, d'emballages de bonbons, de morceaux de papiers, transformant les salles les plus rutilantes en bauges immondes et ce durant 7 longs mois. J'ai mis moins de temps à apprendre la propreté à Koubi...

Mais la 1ère place revient sans conteste à ce triumvirat de l'enfer de ma 3ème Isabelle Giordano. B., H. et P. ont employé toute leur année à pourrir le quotidien de la vie de la communauté scolaire entière sous l'oeil complaisant de leurs camarades de classe. Ainsi B. non content de pousser des gloussements, fort mal caché derrière sa mimine, de faire semblant de tomber de sa chaise 3 fois par cours ou de déplacer les affaires de tous, n'importe où, ne manquait pas de venir se planter devant mon bureau à la fin du cours, surtout quand il avait été odieux (c'est à dire 9 fois sur 10) et à me claironner un "Au revoir Madame" avec un air tête-à-claques furieusement hypocrite. H., son grand copain à-la-vie-à-la-mort jouait à peu près sur le même registre, mielleux au dernier degré mais profitant du moindre moment de faiblesse pour subtiliser les affaires de ses profs ou y jeter des chewing gum secs (la perversité a ses limites quand même). Mais cela n'est rien comparé à P., persuadé d'être sorti de la cuisse de Jupiter, voire d'Einstein, de Mozart et de Brad Pitt en même temps (ce dont on peut imputer la responsabilité à ses géniteurs) et qui a passé 10 mois à s'adresser à l'ensemble de ses profs comme s'ils étaient des demeurés, à contester systématiquement les notes (il était évident que derrière les fautes d'orthographe, de ponctuation, de grammaire, de vocabulaire et de syntaxe nous n'étions pas capables de détecter le vrai talent) et à nous parler comme l'aurait fait le Duc d'Orléans au dernier de ses gens. J'ai vu les parents deux fois dans l'année. La 2ème fois ça a duré 1h30 et quand je suis rentrée j'ai arrosé méthodiquement à l'arrosoir mes 700m carrés de terrain pour me calmer. C'était ça ou me laisser aller à un alcoolisme sauvage. Z'hom m'avait proposé de lui apprendre musculairement la politesse, j'ai décliné l'offre mais ça m'aurait fait rire un peu quand même.

Bref, débarassée de mes boulets adolescents j'ai maintenant toute latitude pour vous montrer dans la thématique, soyons romantiques, soyons polis, soyons Anglais, quelques créas pleines de douceurs dans ce monde de brutes:

126663

Tout d'abord le pull de fée II, le retour, je suis un peu le Rambo du tricot, je suis retournée en découdre avec l'Aurore de Phildar. Ce sera sans doute ma dernière version, deux pulls de ce modèle suffisent amplement. Bref comme d'habitude, facile mais long à faire, joli résultat mais dans une couleur plus girly que la dernière fois (en même temps la couleur Amande est pas non plus une teinte de chauffeur routier). J'ai également adapté le modèle pour l'aiguille circulaire et, allez savoir pourquoi, y'a 2 mailles qui m'ont échappé, un peu comme la logique de mes élèves d'ailleurs et du coup j'ai du rattrapper le trou à l'aiguille. M'enfin c'est complètement imperceptible. Voyez plutôt et ignorez le mouchoir de poche en guise de jupe, j'avais déjà un truc en mohair par 30°, je vais pas pousser le sacrifice jusqu'à arborer un pantalon de ski:

SNC12048

Ensuite j'ai littéralement fondu devant le côté structuré et masculin du petit haut à noeud-noeud du Burda de mars 2012, c'est celui-là, le 119:

000001864905

J'ai choisi de le faire dans une résille mauve, histoire de conserver un air martial et guerrier. J'ai ignoré les instructions Burda qui préconisaient de replier le tissu et de faire un ourlet, j'ai préféré poser des biais que j'ai fini par une couture main. Comme je voulais des finitions rigoureuses, voire germaniques, j'ai laissé les ourlets à cru (en vrai j'avais la flemme après 1h de couture à la main pour mes biais. J'adore ce top, il me donne envie de m'allonger sur un lit de rose en chantonnant Gentil coquelicot un verre de grenadine à proximité de moi. Enfin presque. Je compte d'ailleurs le réemployer mais en le rallongeant pour en faire une petite robe d'été.

SNC12040

Enfin, comme c'était trop facile, j'ai fait cette chemise du Burda de mai 2012 dans un voile blanc acheté au marché des Bosquets de Clichy-sous-bois.

000001869885

Elle n'a pas été trop compliquée à faire mais en revanche elle taille très petit (ou alors c'est les dix kilos de gâteaux apportés de façon hebdomadaire par mes collègues qui se sont brutalement rappelés à moi). Du coup la patte se soulève légèrement quand elle est fermée. Cela dit elle fait un peu Chantal Goya portée ainsi, à cause du col légèrement arrondi, du coup je la porte ouverte et basta cosi.

SNC12046

La prochaine fois, si vous êtes sages, ce sera vitamine pour tout le monde.

Posté par nedjmaia à 22:08 - Commentaires [13] - Permalien [#]

10 juin 2012

100% des gagnants...

Après tirage au sort, il s'avère selon ce logiciel:

True Random Number Generator  28Powered by RANDOM.ORG

(sauf que j'avais bien mis le nombre 33 dans la bonne case mais quand j'ai fait copié-collé, allez savoir pourquoi ça a changé) que c'est Carotte qui a gagné. Merci Mamzelles de tout poil d'avoir joué et bises respectueuses à toutes!

Posté par nedjmaia à 20:43 - Commentaires [3] - Permalien [#]



24 mai 2012

Bonne nuit les petits

Il fut un temps, que les moins de 20 ans ont à peine connu vu que je commence à avoir pas mal d'heure de vol au compteur, il fut un temps, disais-je, où je cassais copieusement les pieds à mes vieux parents. Et là je compte sur votre entière gentlemannerie, parce que j'ai une réputation à tenir, môa.

Chaque nuit,donc, je posais mon pied menu hors de mes draps à grosses fleurs orange so seventie's pour aller me glisser sournoisement dans le lit autrement plus confortable des auteurs de mes jours. Sans doute voulais-je m'assurer qu'ils comprenaient bien qu'ils avaient produit un chef-d'oeuvre et surtout faire en sorte qu'ils ne cherchent pas à réitérer cette expérience qui s'avèrerait forcément décevante après une si glorieuse réussite. Si, si. Glorieuse.

J'ai fait ça jusqu'à trois ans. Peut-être même un peu plus, mais bon, vaut mieux éviter de le divulguer, je veux pas me retrouver chez Mireille Dumas à une heure de grande écoute. Toujours est-il que malgré toutes mes précautions, Nini est arrivée. Je soupçonne d'ailleurs mes sournois parents d'avoir utilisé la technique de la mirabelle en biberon pour pouvoir commettre tranquillement leur forfait. J'en veux pour preuve mes réactions étranges et ma grande faculté d'endormissement dès que j'en bussions; ça prouve bien qu'il y a eu traumatisme. 

                                                                images

Alors pour me venger, je me suis levée aux aurores. Tous les jours. Surtout le DIMANCHE. Dois-je ajouter que mes pauvres géniteurs étaient de gros dormeurs? J'avais toujours de bonnes raisons: j'avais soif, mon petit poney avait soif, mon ami imaginaire avait soif.

J'ai fini par me faire une raison. Y'avait pas de service après-vente pour Nini. Et puis y'a eu soeurette 2 puis soeurette 3 qui sont arrivées. Je comprends pas, on avait pourtant la télé... Mais j'ai pris ma revanche plus tard. Je me suis mise à terroriser Nini en baladant ma chaise à roulettes dans un va-et-vient inquiétant de mon lit à mon bureau. Z'ont dit que c'était du somnambulisme. Moi je dis que j'ai un inconscient taquin.

Et puis y'a eu Z'hom. Comme ça me manquait de pourrir mon monde nuitamment, bien que je m'employasse à pourrir régulièrement celui de mes élèves, j'ai pris les choses en mains. Je me suis mise à chauffer comme une folle durant mon sommeil, surtout les nuits du dimanche au lundi, après les repas gargantuesques chez Jolie Maman. Parfois je me dis d'ailleurs avec effroi que je vais m'auto-combustionner et qu'on ne retrouvera de moi qu'un petit tas de cendres dans le lit. Je ne parlerai pas des guerres de territoire régulières avec Z'hom, guerres que je gagne d'ailleurs toujours vu qu'il ose pas me pousser tellement je suis petite et mignonne.

                                                              louveteau-1973783fff

En plus d'être cromignonne, je suis avant-gardiste. A l'heure où tous les magazines féminins se demandent comment porter le pantalon de pyj' à panda dans la rue et à son travail, moi je m'en suis cousu un pour le porter, tenez-vous bien, la nuit, pour dormir. Je vois votre air sceptique, mais vous verrez, vous y viendrez au pyjama comme vêtement nocturne.000001858964

J'ai ressorti mon Burda Couture Aisé René hiver 2011 et j'ai fait ce gracieux pantalon de détente dans un tissu qui fait mal aux yeux, m'enfin je m'en fous vu que j'ai pour habitude de dormir la lumière éteinte. Le tissu est un coton léger mais qui a une certaine tenue, acheté sur Ebay You Esse Ai, au début où j'ai commencé à cochonner du tissu.

Voyez plutôt:SNC12009

Pour le fermer j'ai fait une coulisse ou j'ai glissé un cordon qui était, à l'origine, destiné à passepoiler un coussin. Et ça donne à l'ensemble un petit côté marin sous acide:SNC12013

Autant vous dire que j'adore mon pyj' et que si j'étais pas si snob, je le porterais pour aller faire mes courses. J'ai d'ailleurs décidé d'arrêter de le porter la veille des jours où je travaille parce que le quitter avant la douche est une terrible déchirure.

Mais je ne me suis pas arrêtée là. J'avais conscience, quand même, d'avoir la sexitude d'une pervenche de 80 ans dans mon fute psychédélique, j'ai donc cousu ce délicieux déshabillé, toujours extrait du magazine cité plus haut.000001858962 Un coupon de charmeuse, un galon acheté pour une misère aux puces de Champigny et je me suis sentie très Ava Gardner. SNC12031Z'hom n'a évidemment pas pu s'empêcher de s'ébaudir bruyamment: "ça fait vieille poule holywoodienne sur le retour". Il se venge comme il peut le pauvre... M'en fous moi j'aime beaucoup mon déshabillé rétro, mais il va bientôt me falloir une petite combinette pour aller avec.SNC12016

Il me manquait cependant quelquechose pour compléter la panoplie. J'ai donc tricoté l'Abyssal, qui hélas, n'a eu de cesse de roulotter depuis que j'ai rabattu les dernières mailles. C'est donc un semi-échec, comme vous pouvez le constater, mais en écharpe, il m'a souvent sauvé la mise cet hiver.SNC12037

Enfin, pour fêter le non-anniversaire de ce blog, j'ai décidé, dans ma bonté intersidérale, d'offrir un patron Mc Call's, celui-là,images (2) ainsi qu'un coupon de voile de coton imprimé et un galon de dentelle coton blanc par tirage au sort. Z'avez jusqu'au 10 juin pour jouer en me laissant un com'. Non, non, ne me remerciez pas, ça me gêne.

La prochaine fois, si vous êtes sage, je vous la jouerais romantic anglishe garden.

 

Posté par nedjmaia à 20:47 - Commentaires [33] - Permalien [#]

27 avril 2012

Jardinure et couturage

"Il faut cultiver son jardin" comme dit Voltaire, Jeannot de son petit nom et qu'a sans doute jamais tenu une binette de sa vie. M'enfin je suis bien contente qu'il ait pas sacrifié l'écriture à la culture forcenée de la carotte nantaise. Je sais, tant de culture(s) vous éblouit, mais c'est bien normal vu que c'est relativement mon fond de commerce.                                            téléchargement

Bref malgré la crédibilité quasi  zéro absolu du sieur Arouet en Nicolas le jardinier, on ne peut qu'applaudir devant tant de sagesse. Si vous avez suivi, et vous avez suivi, d'ailleurs je ramasse les copies à la fin, vous savez que la nature, les petits oiseaux, les primevères et tout ça, c'était un truc avec lequel je cohabitais vaguement en bonne indifférence. "A part la culture intensive du poil", comme le dit pernicieusement Z'hom, en me rappelant que j'avais pas été tout fait imperméable aux moeurs pilaires de la Grande Germanie près de laquelle j'ai passé mes 30 premières années, bref, à part ça, toute idée de faire pousser des trucs me filait des vapeurs.

Ma mère qu'a la main verte comme c'est pas permis, a tenté à plusieurs reprises de m'initier à tout ça avec de la plante Rambo qui crève pas même si on l'oublie. Mais la triste vérité s'est vite fait jour pour ma génitrice, j'étais incapable de m'occuper d'un truc qui miaule pas quand il a faim. Autant vous dire que Koubi a pas intérêt à devenir aphone...

Mais le Home sweet Home a tout changé. Quand on est arrivé en automne, y'avait de la citrouille. Pas du cucurbitacé de tafiole qui pousse sous cellophane, mais de la bonne grosse citrouille dans le plus pur style burtonien. J'ai arrosé avec fierté mes collègues de mes productions maraîchères et ça a été une joie sans cesse renouvelée pour mes sadiques compagnons d'infortune de me voir débarquer en suant, moi et mes 50 kilos avec mes enclumes orange. Du coup ça a été le déclic. Comme tout, ou presque, passe chez moi par l'estomac, je me suis mise à rêver de pléthore de radis croquants, tomates juteuses et autres pimpants petits pois.

                                                              téléchargement (1)

Bon, il faut être honnête, entre le désir et la réalité, il y a un écart voire un abîme qui frise la profondeur de la fosse des Mariannes. J'ai découvert sous l'oeil hilare de Z'hom que le maniement de la bèche n'est pas une évidence quand on est gaulé comme Jean Claude Duss, que l'argile c'est merveilleux sur la tronche mais pas terrible dans un potager et qu'il ne suffit pas de faire un trou dans la terre et de jeter quelques graines négligemment pour que ça pousse. Mais j'ai surtout découvert combien décaillouter une bande culture détend l'Homme enfin la Femme moderne, genoux dans la glaise et cerveau sur off. Un peu comme devant une machine à coudre mais en plus salissant. 

Maintenant que je suis à J-3 de ma 1ère récolte de radis flamboyants, j'ai toute latitude de vous montrer 2-3 trucs de fin de saison froide:

D'abord ce spencer en velours milleraies bleu canard déjà utilisé pour faire ça. Le patron vient d'un Burda Couture Facile- Easy- Peasy de l'hiver 2006. Elle est entièrement doublée et j'ai bien soigné les finitions. Pour un résultat encore plus soigné, j'ai utilisé mes boutons à recouvrir achetés aux puces des couturières de Champigny. Et puis j'ai customisé le tout avec un morceau de ce divin perlé des années 30 donné par une collègue. Couture à la main évidemment vue la délicatesse de la chose. SNC12000Techniquement elle est réussie, voyez-vous même, mais y'a quelquechose qui me chagrine.SNC11997 Peut être parce que la couleur ne va pas avec grand chose, peut être que c'est la coupe, peut être est-ce parce que Lucette Van Poupoule, la garce, la porte mieux que moi. Vous remarquerez que Lucette a pris de nouvelles couleurs, quelle cabotine celle-là. Bref, je trouve la coupe peu flatteuse sur moi.SNC11998

J'ai également fait ce cache-coeur tiré du Burda de mars 2012 dans un reste de jersey blanc. Vous noterez ma flemmingite récurrente qui fait que j'ai pas cherché plus loin que la photo du modèle. Bon, là aussi il est techniquement réussi, même si je me suis pas foulée, j'ai laissé les bords à cru, mais je dois me résigner, mon hypotrophie mammaire rend moyen dans ce type de vêtement. Et puis il faut être honnête, le bas remonte tellement que si on ne met rien en dessous on risque de provoquer une émeute dans le quartier. Ou pas dans mon cas.                                               SNC12001

Enfin j'ai tricoté près du sapin cette charmante robe de chez Phiphi qui rend rien du tout sur la photo faut bien l'avouer. Le modèle vient d'un Phildar de 2010, le n°6 je crois et est tricoté en Wilky. Du jersey au kilomètre, le repos de l'âme. La robe est bien plus jolie en réalité au vu de la récolte de compliments, essentiellement masculins, reçue au collège. Problème, elle est très, très chaude. J'ai l'impression d'être un jambon en croûte à pein sorti du four et emballé sous une triple couche d'alu. Si pour travailler dans des classes surchauffées elle n'est pas adéquate, je pense que si je me lance dans un trekk au Népal elle sera parfaite.

                                                      SNC12004

Je tiens à remercier le temps de ces 15 derniers jours pour la lumière hideuse qui m'a permis de faire des photos aussi moches, m'enfin on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a .

La prochaine fois si vous êtes sage, je jouerais la dormeuse du val.

Posté par nedjmaia à 17:34 - Commentaires [12] - Permalien [#]

20 mars 2012

Oh! Un hibou!

J'ai toujours détesté la campagne. Réellement. Tout juste, quand j'étais une naine, acceptais-je de me rouler un peu dans l'herbe après une inspection méticuleuse et en règle pour voir si une bête fourbe n'allait pas en profiter pour mordre l'endroit le plus tendre de mon intégrité (j'ai dit tendre et pas mou). D'ailleurs la frangine de mon fossile adoré, qui élève des vaches dans un coin de Lorraine, avait achevé de sceller cette aversion pour le champêtre en m'emmenant voir des petits veaux, pensant sans doute que "la gamine qu'est pâlotte, là, elle les a jamais vues que sous cellophane". Sauf que j'avais 4 ans et que je me suis retrouvée face à des bêtes qui m'ont parue énormes, moi qui frôlait le mètre-dix les bras levés sur un tabouret, et elles avançaient vers moi un mufle dégoulinant me faisant furieusement penser à la chose au nez suintant avec laquelle ma mère était sortie peu de temps avant de l'hôpital, alias ma soeur Nini.

                                                        images

Vous imaginez donc combien ô rage, ô désespoir, ô gazoil ennemi, quand à l'heure de la première pétrôlette, ma Mounette m'annonça qu'on allait vivre dans une belle maison toute neuve dans un village qu'est trop bate sa mère. Je me voyais déjà en train de pédaler sur une dynamo qui me permettrait d'alimenter un poste tv noir et blanc pour regarder Julien Lepers-qui-est-quand-même-bel-homme pendant que Robert, mon alter ego, boirait un coup de schnaps. Bref du haut de mes 14 balais j'ai grave fait la tronche. Ce n'est qu'après avoir débarqué en région parisienne que je me suis rendue compte que je me fourvoyais lourdement. Après 5 ans de "plus belle ville du monde", de gens qui font la gueule et ne vous disent pas bonjour, d'harmonieux concertos pour klaxons majeurs qui m'ont fait frôler l'infractus (comme disent mes têtes vides) et l'impossibilité totale de dormir la fenêtre ouverte en été sous peine d'être réveillée à 5 heures du matin par le livreur de roteuses du bar d'en bas et les joyeux éboueurs, je me suis surprise à soupirer après le moindre brin d'herbe. 

Du coup le côté petite maison dans la prairie de notre nouveau HSH (home sweet home) a pesé lourd dans la balance. Et quand la proprio nous a dit en plus qu'on avait un hérisson, j'ai manqué défaillir, bien que ça se bouffe pas trop le hérisson. C'était sans compter d'autres surprises. C'était dans la nuit brune, sur le clocher jauni sous la lune, comme dirait l'autre, j'entends un "OUH OUH", alors que j'allais sommer au boulet félin de rentrer sinon ça allait chauffer pour son fondement de chat. Là je me suis très finement dit: "C'est pas Koubi". Bref on a une chouette, ou un hibou, je sais pas trop faire la différence, suis une fille de la ville, qu'a décidé de passer ses RTT dans un de nos arbres. Car c'est connu, auprès de mon arbre je vivais heureux. Alors depuis je me la pête suprêmement auprès de mes collègues qui n'ont pas la chance d'être aussi bien pourvus ornithologiquement parlant: "Comment, t'as pas de hibou??? OUHHH, la honte". Comme quoi, la nature, c'est terriblement hipster.

                                                        images (1)

Sinon voilà la terrasse derrière laquelle se trouve l'arbre de MON hibou et où je vous montre une nouvelle fournée de trucs faits récemment:

-Tout d'abord une tunique couleur Grand Duc pour les froides nuits d'observation de rapaces. C'est un modèle Phildar du catalogue 043 si j'ai bonne mémoire, tricotée en Phil light aiguilles 9. C'est dire si c'est rapide. Bon c'est d'ailleurs tellement facile que l'ennui rôde comme une effraie en chasse.

                                                       

J'ai gardé la taille d'aiguille préconisée pour avoir un résultat un peu plus large que ma taille. Le résultat est sympa mais un peu trop cocoon décontract beatnick pour la porter au boulot. En plus la laine est très chaude et douillette, mais paraît qu'elle vieillit mal. Du coup j'ai un très agréable nouveau doudou d'hiver.

                                                                SNC11982bis

- J'ai ensuite repris le patron gagnant du pantalon Burda d'avril 2009 et j'ai taillé dans un coupon de laine beige rosé, acheté chez Emmaüs, cette petite chose:

                                                                SNC11987bis

Bon là il est brique, mais en fait la couleur est bien plus claire et pour tout dire, bien plus chouette.

Vu sur la face nord comme d'habitude et avec comme d'habitude un commentaire valorisant de Zhom'," Oh il fait presque disparaitre ton popotin rihannesque" (oui parce que chez nous le mètre-étalon-popotin c'est Rihanna). C'est officiel, je vis avec le Prince charmant.

                                                                 SNC11988bis

Enfin, quand j'ai vu la jupe de Saki, là, j'ai sorti mon Tendances couture n°3 et j'ai coupé cette petite jupe très seyante:

                                                                 SNC11984bis                                               

Le tissu vient du marché de Saint Denis, c'est une laine mélangée avec un joli bord brodé. D'ailleurs il m'en reste assez pour faire un short que je porterai pas, l'hiver prochain. Le tout est en 36 qui tombe impec' et d'une facilité extrêmement gratifiante. Dedans j'ai l'impression d'être la Hulotte des hôtes de ces bois_ monomaniaque, moi, jamais. Pour de plus jolies finitions, j'ai brodé l'ourlet d'un biais avant de le replier. Ma jupe est donc aussi belle dehors que dedans.

La prochaine fois, si vous êtes sages, je vous prouverai que le déguisement de Muppet n'est pas forcément toujours un Tue-l'Amour.

Posté par nedjmaia à 09:00 - Commentaires [15] - Permalien [#]

01 mars 2012

Cocoon

Je pourrais vous dire que j'étais partie élever des chèvres dans l'Himalaya, que j'ai été coincée dans une faille spatio-temporelle ou que j'ai été retenue en otage pendant six mois par des parents d'élèves qui militent contre le E accent grave sur événement. Mais j'aurais pas été crédible vu que toutes les bestioles me font peur sauf quand elles sont cuites, que j'ai pas de porte des étoiles ni de sceptre magique à disposition chez moi (et accessoirement que ça se commande pas encore sur le net) et que le E accent grave sur événement les parents de mes élèves s'en tamponnent allègrement si on en juge par leur orthographe parfois calamiteuse dans les mots qu'ils me laissent. Comme quoi souvent le fruit tombe pas très loin de l'arbre...

Nan, en fait pour ceux qui suivent, et je suis sûre que vous suivez TOUS, j'étais overbookée, au moins autant que deux employés de Pôle Emploi en ces temps de "Y'a-pas-autre-chose-que-des-pâtes-jusqu'à-la-fin-du-mois". Donc j'ai passé les épreuves du concours de super-prof. En vrac: "Que faites-vous lors d'une intervention d'urgence où vous n'avez aucune autre arme à disposition que 3 scènes d'exposition de Beaumarchais?" ou encore une séance de torture psychologique de 7 heures sur La Fontaine pour voir si je peux résister à tout. Je sais pas si je m'en suis sortie, mais je me suis battue jusqu'au bout. Comprenez "J'ai sué pendant 7 heures dans mon ravissant t-shirt Burda qu'était plus ravissant du tout à la fin du temps imparti, mais j'ai fini les deux dissert'. On saura ce mois-ci si je remets le couvert pour les oraux en avril.téléchargement

 

Ensuite pour me compliquer encore la vie, on a trouvé une maison. Et là, sur l'échelle de stress l'Agrég, en comparaison c'est de la grosse gnognotte. Faut dire qu'avec Z'hom ça fait 3 ans qu'on cherche un nid douillet. On a visité une quarantaine de bicoques, de la maison de l'horreur avec cave glauque aux murs suintants à la maison cromignonne mais qui part dans l'heure. On cherchait donc plutôt mou et sans trop de conviction quand on est arrivés devant le portail de Home sweet Home. Et bon, là, le coup de foudre ça s'explique pas, ça fait chaleuuur et foutcheball dans votre tête, vous entendez la samba brésilienne et vous avez envie de vous mettre des plumes quelquepart en vous trémoussant pour montrer votre joie. Seules votre volonté de pas passer pour une échappée d'HP et la moue dédaigneuse de circonstance que vous devez afficher pour pouvoir négocier ensuite vous empêche de vous exprimer librement. Bon après moults vicissitudes on l'a eue notre maison. On est donc pauvres comme Zob depuis, mais on est heureux.

                                                         maison-de-reve

Euh sur la photo vous aurez bien compris que c'est pas notre pavillon en région parisienne (dans le cas contraire je crains que personne ne puisse plus rien faire pour vous...).

Pour finir, ben il a quand même fallu faire des travaux. Parce que la casbah elle avait l'air toute pimpante avec les meubles de l'ancien proprio, m'enfin les murs couleur carotte et la peinture talochée façon tas de boue, allez savoir pourquoi ça me plaisait moyen. Z'hom s'est donc découvert une passion pour l'enduit de lissage et la ponceuse. Vous voyez bien que même avec la meilleure volonté du monde je pouvais ni coudre, ni blogguer. D'ailleurs je m'excuse de pas avoir répondu aux gentilles lectrices qui m'ont laissé une bafouille et à la place je les bisouille avec componction.Voilà, c'est dit.

Alors y'a quand même un bon côté des choses, j'ai MON atelier, mon antre du tissu, mon temple du découd-vite, bref une toute petite pièce pour m'éclater du pied invisible. Ouais, je sais, là vous bavez de concupiscence devant votre écran. Sauf celles qui ont une plus grande pièce que moi, mais à elles je leur parle plus, bande d'ignobles nanties qu'elles sont...

Donc j'ai des trucs à vous montrer. D'abord le premier truc cousu dans Home sweet Home. Là j'ai eu un coup de chaud parce que des fois, je suis superstitieuse. Alors bon, c'est comme la mariée qu'il faut pas qu'elle se prenne les pieds dans son voile en dentelle de Calais comme une gourdasse sur le pas de sa porte (déjà qu'elle vient de se rendre compte de la suprême bêtise qu'elle a faite) sinon ça porte malheur, j'étais intimement persuadée dans le fond de moi-même qu'il était capital que j'inaugure cette maison par une réussite. J'ai triché, j'ai choisi un teesh parfaitement bêta du Burda Couture les doigts dans le nez de cet hiver.000001858980

En fait j'avais vu le même dans un manga dont je me suis empressé d'oublier le nom et je trouvais ça Uber-sexy comme on dit à Tokyo. J'ai donc pris un coupon de jersey gris chiné de la Croix Chavaud qui s'est avéré d'une qualité exceptionnelle. Rien que ça. Sinon cousu en une soirée, manches exprès trop longues pour le porter basculé sur une épaule, je rentre en dépression nerveuse à chaque fois que je dois le laver. Valà, valà mon doudou de grande fille:SNC11967              SNC11977

 

Une fois lancée j'ai ressorti un autre Burda "Trop simple Olympe", celui d'il y a deux ans et j'ai fait cette blouse qui me fait penser, allez savoir pourquoi à Melle Chatoune dans Oui-Oui. 000001800556Et le premier qui fait une remarque sur mes références littéraires je lui démonte la 3ème vertèbre fissa... J'ai fait la version E, celle avec la lavallière et le plastron à plis religieuse. Sauf que j'ai vite abandonné l'idée de plis de nonne vu que mon tissu était trop instable pour ça. Sinon tout s'est déroulé comme un rêve jusqu'au montage des manches. Les manches ballon se sont avérées être des manches montgolfière me transformant en un magnifique Goldorak. J'ai ravalé mon envie de tout passer à la poubelle et j'ai monté des manches basiques. Après que du bonheur, sauf que ça tire au niveau de épaules et que ça fait de petits soufflés fort disgracieux, voyez vous même (j'ai eu la flemme de repasser et maintenant je regrette, mais là, tout de suite j'ai la flemme de reprendre des photos. Ma vie n'est que misère): 

                                                               SNC11975

Je soupçonne le col d'être trop tendu, ça devrait être de l'ordre du rattrapable. Voilà la ravissante mais pénible blouse portée avec un slim et des bottes parce que dans le rôle de la jeune fille toute fraîche sortie du pensionnat je trompe plus que les porteurs de culs-de-bouteille.

                        SNC11962                  SNC11964

 Enfin il m'aura fallu trois mois pour arriver à bout de Bégonia, commencé dans l'ancien appart et fini dans notre nid d'amour. Y'a eu des erreurs de faites et il est en acrylique bien crado, mais je l'aime beaucoup, beaucoup. Le modèle est disponible gratuitement sur Ravelry et c'est que du bonheur.

                                          SNC11970            

La prochaine fois, si vous êtes sages, je vous parlerais de la chouette qui vient hululer chaque nuit dans notre jardin.

Posté par nedjmaia à 14:02 - Commentaires [15] - Permalien [#]

25 août 2011

Je suis passée par là, j'ai vu de la lumière

Bon, il se trouve que je vous ai habitué, je suis un courant d'air. La vie est un gros bouillon breton, bien que disons-le tout net, il n'y a JAMAIS d'intempéries en Bretagne. Et là question météo j'étais plutôt raccord avec celle de l'été.

M'enfin rien de grave, juste de grosses frayeurs et des trucs pénibles comme une crise d'hémorroïdes, bien que mon fondement de princesse ignore tout des basses avanies humaines, vous vous en doutez.

Parfois y'a aussi des trucs sympas qui vous arrivent, mais ça je vous en parlerai plus tard histoire de pas attirer la schkoumoune. Je vous avais tantôt, en des temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, promis de disséquer du Velu, celui qui vous pourrit la vie au quotidien mais qui est bien pratique en hiver quand vous avez besoin, à peine glissée dans vos draps douillets, de réchauffer vos petons jolis en les collant sournoisement contre le corps chaud de la Bête. Je ne traiterai que du Velu domestique; le Velu sauvage étant une espèce que je ne fréquente plus depuis longtemps (mais qui peut se dresser fort bien cela dit). 

                                                                    images

Tout d'abord le Velu est naïf, il regarde le monde avec les yeux émerveillés d'un enfant ou d'un réjoui de la paroisse, c'est selon. La preuve, malgré les preuves scientifiques que vous lui avez apporté (un article dans Closer et un post du blog starsanspâtéencroûtesurlatronche.com), le Velu continue à croire que Lou Doillon est nichonnisante et que la très espagnole Pénélope n'a jamais entendu que très vaguement parler de l'existence des poils quand votre vie est un combat permanent contre l'envahisseur. 

Le Velu ignore également les basses besognes et quand vous lui rappelez que votre nom de baptême n'est pas Conchita et que jusqu'à preuve du contraire le gène féminin de la serpillère n'a pas encore été découvert, il vous regarde interloqué en finissant par vous dire "Bah regarde, c'est des mains d'aristocrate, elles peuvent pas faire la vaisselle..." (et vous vous avez juste envie de lui rejouer 1789).

                                                             images (1)

Le Velu est fragile. Au moindre courant d'air, même s'il a une carrure de bûcheron canadien, il se transforme en petite chose geignante et attendrissante. C'est là qu'en général on se laisse prendre au piège. Le Velu, à coup d'oeil de Bambi en phase terminale va réussir à vous asservir complètement, vous transformant en femme idéale (50% Conchita imberbe, contrairement à Pénélope, 50% infirmière), qui lui aportera avec amour sa tisane ("Mais pas trop chaude ma Chérie et puis mets une cuillère de miel, mais pas celui au romarin, j'aime pas le goût").

Le Velu manifeste sa tendresse de façon particulière. Alors que vous rêvez qu'il vous appelle Mon doux, mon grand, mon merveilleux z'amour, vous avez droit à des surnoms tirés de la ménagerie de l'enfer. Le Velu vous donnera des noms d'animaux moches ou qui puent (mon hippopotame d'amour, ma tendre moufette) tout en faisant pouet-pouet cellulite à chaque fois que votre fondement passe à portée de ses pognes.

Le Velu ne sait pas faire les courses. Et cela même si vous avez pris la précaution de lui donner une liste. Il vous dira tout penaud en rentrant "J'ai pas trouvé de carottes. Par contre regarde ce chouette saucifflard ail-pistache-muscade- fraise des bois que je te ramène". Il ne comprendra pas alors pourquoi vous ne vous ébaudissez pas et trouvera mesquin que vous fassiez la tronche parce qu'il a dépensé 1 mois de courses dans des cochonneries qui ne nourriront votre cholestérol que durant 1 jour et demi.

Enfin le Velu a des goûts étranges. Alors que vous avez passé un temps fou à coudre une robe longue trop hype façon nurse anglaise victorienne psycho-rigide, il ne manifestera qu'un enthousiasme extrêmement mou en disant: "C'est pas mal pour une robe de moine. T'as l'intention d'adopter la tonsure aussi?". Parce que la vérité est là, le Velu aime le court, le moulant, le décolleté dans le plus pur style "J'aère mon Mont Ventoux". Genre ça: 

                                                             images (2)

                                                                      

M'enfin j'exagère un peu...

Sinon j'ai fait plein de trucs, depuis le temps, même si mon activité couturistique s'est cosidérablement ralentie depuis que j'ai décidé de passer un concours de profs qui me permettra de devenir super-prof. Mais ça j'en reparlerai plus tard.

D'abord ce haut Mc Calls, tiré d'un patron qui doit être dans une caisse et que donc je peux pas vous donner la réf. Au départ je vous cache pas que c'est un cache-coeur. Mais une sombre histoire de mauvais calcul de tissu (me restait qu'un mètre de ce très joli voile), m'a interdit d'achever l'objet de mes rêves. Du coup j'en ai fait un top à nouettes façon That 70's show. Porté avec mon jean papattes d'éléphant il est sublime et arrive presque à faire quelque chose de mon absence de glandes sa mère.

                                                               SNC11929

Ensuite, ouvrez bien grand vos yeuses, voilà the bon plan of the Hell. Je sais plus trop comment je suis arrivée là-dessus (Alzheimer naissant ou alcoolisme galopant), toujours est-il que je suis tombée sur le site russe des patrons Leko qui proposent des patrons à télécharger à vos mesures. Et pour moi ça a été Noël en plein juillet puisque tous les patrons sont disponibles gratuitement dans une seule taille qui correspond, à 1 ou 2 cm près à la mienne. C'est jeune padawan de l'aiguille. Bref j'ai testé un petit modèle avec une chute de jersey. C'est le 5665, celui-là et sur moi ça donne ça.          SNC11934

Le patron est super bien taillé, j'ai raboté deux cm sur les côtés pour que ce soit parfaitement à mes mesures et je suis ra-vie. J'ai déjà prévu de me faire une saharienne (qui sera sans doute prête pour janvier 2034 au rythme où je couds). Cerise sur le gigot, ça ne prend qu'une petite heure à coudre. Ne me remerciez pas, c'est tout naturel...

Y'a quelques mois j'ai aussi fait ça à partir d'un système australien des années où qu'on fumait des trucs qui font rire en portant des pantalons pattes d'éph qui faisaient rire aussi: le Dot pattern system. Je me suis plantée sur le décolleté, je l'ai trop creusé, mais je le porte pas devant les boutonneux comme ça, il serait de très mauvais goût d'en perdre un lors d'un cours enflammé sur l'article indéfini et ses mystères. Il est en jersey acheté à Montmartre dans une boutique dont je me suis empressée d'oublier le nom. Ignorez la pause de pin-up, j'ai voulu innover, j'aurais mieux fait de m'abstenir.

                                                           SNC11938

Pour contrenbalancer l'effet déprimant de ce lumineux été j'ai également cousu un petit t-shirt tout ce qu'il y a de plus basique. Certaines auront reconnu le modèle du Burda de juillet. Je l'ai fait dans un jersey acheté il y a 6 mois à la croix Chavaux. Il est confortable, sexy et facile à faire. Même Z'hom qu'aime pas le côté sac à patates (du court et du moulant vous dis-je) a grogné pour marquer son contentement. Là la photo ne lui rend pas justice, mais je ne désespère pas d'avoir bientôt un endroit plus sympa où vous produire des clichés qui violentent la rétine.                                  SNC11935

Enfin en tricot j'ai produit un chef d'oeuvre. Rien de moins. Il faut dire que ça faisait des plombes que je bavais sur ce modèle du Vogue knitting de l'an dernierjpg010. Je regardais les versions des autres comme une furieuse toutes les semaines, rêvant du jour où il serait mien. J'ai mis un bon mois pour en venir à bout, j'ai cru devenir cinglée sur les diminutions du point dentelle, mais j'ai compris  le truc. Voici donc mon précieux en laine Aurore framboise de chez Phiphi. Vous avez le droit de pleurer un bon coup à l'idée que c'est moi qui ai cette merveille dans mon armoire, je vous en voudrais pas.SNC11943SNC11945

Enfin, tout ragaillardie par le succès j'ai commandé 5 pelotes de Laguna à la filature de Valgaudemar pour faire ça.scan-47 Je pense que ça doit être le fait d'avoir grandi à proximité de la Grande Germanie, mais je suis inconsciemment attirée par le dirn'dl (et la bière et les patates et la charcut'). Le modèle s'appelle Ambrosia, il est dans le Interweave Knits de l'été 2010, il est très mignon, mais la laine ça a été une erreur de casting. Voyez plutôt:                                               SNC11947

Il se trouve malheureusement que l'effet feutré et rustique je suis pas fan et bien que plutôt mignon, je suis pas sûre de porter un jour mon gilet.

Voilà, la prochaine fois, si vous êtes sage, je vous expliquerai comment la marmotte, à l'automne, migre dans un terrier tout neuf.

 

Posté par nedjmaia à 20:49 - Commentaires [21] - Permalien [#]



Fin »