02 mars 2009
La vie en rose
Ben voilà, Mimile est reviendu. Y'a Titine, Salopa et le 3ème larron c'est Mimile qu'était fort mal en point parce que je m'en étais servi comme une gorette. Mimile, l'APN, est donc revenu de la clinique des APN, frais et dispo pour de nouvelles aventures.
Du coup j'ai pu récupéré mes photos, les triturer, les tripatouiller pour vous exposer des chefs d'oeuvre artistiques que même dans OK Podium ils en ont pas de si beaux.
Je vous entends tous scander en choeur "La culotte! La culotte!". Et bien ça arrive bonne gens.
Je vais d'abord vous livrer des informations sur l'autre face de la lune. Je compte d'ailleurs sur votre totale discrétion et même sur votre absolue gentlemanerie. Il se trouve que comme la majorité des Français, j'achète peu de couvres-joufflu par an. Il fut bien un temps où je bouffais des coquillettes pour pouvoir m'offrir de frémissants morceaux de dentelle qui grevaient grandement mon budget de pauvre étudiante méritante, mais ces temps-là sont finis et je suis sans doute aussi sexy qu'une nonne en sous-vêtements de bure option soutif en toile de jute.
Euh non, quand même pas comme celle-là:
Donc il se trouve qu'un beau matin je me suis levée avec une idée. Si,si, ça paraît incroyable, mais ça m'arrive une fois par décennie, c'est dire si vous êtes les spectateurs privilégiés d'un événement rarissime. Je suis économe et non (rayez les mentions inutiles)
- Maline
- Radine
- Mesquine
j'ai donc sorti mes chutes de jersey pour les transformer en petites culottes destinées à couvrir ma pudeur (déjà bien écornée quand je me suis promenée pendant une heure avec ma jupe coincée dans mon collant alors que la maison de mes parents était en plein travaux et remplie d'ouvriers du bâtiment hilares).
Voilà le résultat de mes expérimentations:
Point de patron, j'ai dépioté un vieux shorty hors d'âge, j'ai rajouté de bons gros surplus de couture, et en voiture Simone! Seul problème, dans ma grande étourderie, j'ai omis de rajouter un élastique, au moins sur le haut. Du coup, les dites culottes m'allaient nickel la 1ère heure, je me sentais très Jennifer, très Lopez, hélas ensuite je me sentais surtout très Lopette avec mon shorty tout distendu que j'essayais de remonter de façon que je voulais discrète. Résultat des courses, vu comme je me suis tortillée toute la journée je suis persuadée que mes collègues croient que j'ai des morpions...
Tiens, en parlant de petites choses légères, pensez à me rappeler de vous poster un jour la fort instructive, réjouissante et authentique histoire de la naissance du string-ficelle.
Je suis passée ensuite à des ouvrages disons_ plus couvrants. J'avais acheté ce patron il y a 6 mois:
Vous connaissez mon faible pour Butterick, c'est bien coupé, bien expliqué, bla bla. Ben que vous dire de plus, c'est effectivement bien coupé et c'est très bien expliqué.
J'ai utilisé un coupon de jersey acheté au poids chez Toto (une misère, comme d'hab, je suis économe, vous connaissez la suite) et en deux jours ponctués de plein d'interruptions pour cause de mangeage de gâteaux aux pépites de chocolat, je me suis retrouvée avec une robe romantique à souhait, que même je me suis sentie vachement Juliette malgré mon âge canonique.
Voilà la robe, et j'en suis tellement 'achement fière que je vous l'ai joué David Hamilton avec flou artistique histoire de planquer les ravages du temps.
Une autre vue de la bête, un peu traficotée aussi, mais comme j'avais un nouveau filtre tout neuf à essayer sur Toshop, vous me servez un peu de cobaye.
Une vue de dos pour finir:
Bon, je pense que même si vous êtes un peu bouché du neurone par la grippe ou par la correction de 40 copies ineptes, vous avez compris que je l'aime beaucoup. Mais quand même, en me regardant dans le miroir j'ai eu un doute. Doute confirmé par le commentaire extatique de Z'Hom: "Elle est jolie ta chemise de nuit!".
Du coup j'ai raccourci le tout, et je me suis retrouvée avec un t-shirt très mignon, très fifille, très princesse en son château, ce qui éclaire considérablement ma vie de semi-femme au foyer.
La prochaine fois, si vous êtes sage, je croirais voir un Ro'minet.
17 février 2009
Jessica Rabbit
Me voici avec du temps libre à n'en plus finir et surtout un appareil photo en état de marche, bénissez la grande générosité de Joli Papa, lecteur fidèle parmi les fidèles.
Commençons par la mauvaise nouvelle, si vous pensiez vous délecter de sombres histoires de culottes, vous allez être déçues. En effet, j'ai réussi à sauvegarder les photos de mon agonisant APN sur ma carte mémoire, mais me voilà par devant comme Gros Jean_ j'adore les expressions de fossile et j'assume_, et j'ai pas de lecteur HD, Zhom étant un informaticien en carton. C'est dommage, j'avais prévu de vous faire un truc genre flou artistique à la David Hamilton pour cacher ma décrépitude naissante pour mettre en valeur les trucs très jeune fille en fleur que j'ai couturé.
Même si j'ai été aussi loquace qu'un bloc de granit, j'ai pas chômé et j'ai continué dans mon trip "Je suis une greluche une fille, une vraie", parce que (et là, attention clichés bien baveux, vous étiez prévenues):
- Une fille ça aime le rose. Ou à la limite le mauve encore que ce soit un peu trop viril comme couleur.
- Une fille ça aime les trucs doux et pelucheux
- Une fille c'est fragile, ça attrape froid dès qu'il y a un coup de vent, ça doit, par conséquent, se couvrir la calebasse au moindre changement de température, pour éviter à la douce princesse d'éternuer délicatement
Vous comprenez donc qu'il était urgent que je m'occupasse de mes poils de tête et du truc dégénéré qui crèche en dessous (moi quoi). Heureusement Ravelry est là. Je dis heureusement, mais en fait depuis que je connais cette cochonnerie de Ravelry ma vie sociale s'est désintégrée, j'ai installé des essuies- glaces sur mon écran rapport à la salivation excessive qui touche votre servitrice devant cette pléthore de modèles tous plus beaux les uns que les autres et je me mets à rêver purl and knit-knit toutes les nuits. Ne commencez jamais ce truc, c'est extrêmement dangereux.
Bref, je cherche dans les modèles gratos de "Hat", parce que je speakasse l'Anglishe fluently of course et que je suis, je le répète, économe et non radine.
Et là je tombe en arrêt, tel un braque allemand devant un garenne, sur THE modèle: le cable béret, d'Ashley Hasse.

Bon, il allait falloir faire une session traduction, sachant que toutes mes tentatives de tricot anglais se sont soldées par des crises hystériques de fou rire. Et puis c'est des torsades... Et je me rappellai soudain avec douleur du bonnet de Nini, pour lequel j'en ai ch*é comme un 1er Ministre en Guadeloupe.
Mais telle une chevaleresse de l'aiguille auxiliaire, je me suis jetée corps et anneaux marqueurs dans la bataille.
Pour la traduc', ça a pas été trop dur, grâce à ça (d'ailleurs je vais proposer à la donzelle créatrice ma traduc en Français de chez nous). Pour tricoter le couvre-cafetière ça a été une autre paire de manches (hi hi), parce que comme je suis sous- équipée, et pas seulement de l'encéphale, j'ai du utiliser des aiguilles double- pointe, et mine de rien, ces trucs- là sont vicieux. Faut surveiller ses mailles comme le lait sur le feu parce que les rangs ont tendance à prendre la poudre d'escampette dès que votre attention est ailleurs.
Il m'a fallu une quinzaine de jours pour arriver à mes fins, ce qui représente un investissement au centimètre assez hallucinant.
M'enfin le voilà, il est beau, il m'a permis d'éjecter une pelote orpheline de mohair rose et d'avoir, au moins en apparence, l'air d'une fi-fille tout ce qu'il y a de plus princesse, même si je continue à faire vibrer les murs quand j'éternue et que mon nez s'obstine à sortir quantité de trucs marrants et à coloris variables.
Et une vue après blocage sur assiette.
Bientôt je vous montrerai ma nouvelle production, un pull en Beaugency, qu'est une laine trop bate, que c'est un bonheur à tricoter pour les mimines (mais que je suis pas sûre que la couleur me fasse pas passer pour un gros canari de 50 kilos)...
Dans ma noble quête "Toi aussi ressemble à une page mode de Cosmo", j'ai décidé de me coudre un truc de fille un peu moins nunuche mais aussi un peu- beaucoup moins confortable. Je louchais depuis un peu plus d'un an sur un modèle de jupe avec fausse traîne intégrée de chez Patrones, j'avais le tissu qu'il faut (acheté à un prix que c'est presque donné au marché St Denis), les boutons et la motiv' qui va bien.
Mis à part le caractère casse-pied du carreau qu'il faut raccorder au millimètre (et que j'y suis pas toujours arrivée totalement), tout allait bien, j'aurais la même que la sublime asperge qui posait sur papier glacé dans le magazine.
Evidemment au 1er essayage, un truc a cloché. De toute façon y'a TOUJOURS un truc qui cloche, comme si le Dieu de la couture vous mettait à l'épreuve à chaque fois que vous décidez de faire marcher Titine.
Inspection: derrière, nickel, rien à dire, sur le côté, fermeture invisible RAS, devant, Hiiiiiii, horreur, malheur! la traîne, si jolie de dos rebiquait façon oreille de basset artésien. Sans vouloir offenser les amateurs canins, moi qui rêvait d'une silhouette à la Jessica Rabbit, je me voyais plutôt affublée d'un déguisement à la Droopy; dans le genre Calor, Sensualidad et Foutcheball (avec Marvin Gaye en fond sonore), on a vu mieux.

Mais vous me connaissez, je ne me suis pas laissée démonter et j'ai tout retaillé, histoire d'avoir un empiècement plus adapté à ma taille de gnomesse.

J'ai viré la ceinture et j'ai doublé la jupe pour plus de confort et je me sens enfin Jessica. Voyez plutôt:
Bien sûr, je vais pas pouvoir courir l'épreuve olympique du 400m haie, au grand damn de Z'hom qu'est de toute façon tout sauf compatissant, je vais pas non plus pouvoir la porter au collège, vu que mes élèves sont plein d'hormones, beurk, et que le dit vêtement ne cache rien de mon anatomie popotinesque, mais elle me plaît (bon, en vrai elle rend mieux que sur les photos).
Pour ceux qui passent leur temps à traquer le défaut, sachez, et d'une, que la marque de chaussette sur la cheville est très tendance à New York et de deux, tout ceci prouve bien que je Toshop pas mes créas.
Pour finir, je suis allée aux Puces des Couturières de Champigny, filer un coup de patte à Mimi Kaolin. On se dit toujours, bien hypocritement d'ailleurs: "C'est Génial, Jean Pascal, je vais pouvoir vendre une partie de mon exubérant stock".
Au début je me suis tenue, j'ai pas bougé du stand, maîtrise, force, courage et abnégation, tel était mon credo. C'est vers le début de l'après-midi qu'a eu lieu le drame. Je suis d'abord tombée sur un fabuleux coupon de velours noir, fin et tout brodé sur le bas. La vieille dame qui vendait le tissu m'a dit "Il y a 3 mètres, je vous le vend 5 euros". J'ai soudain eu très chaud, des gouttes ont commencé à perler à mon front, mon pouls s'est accéléré et une petite voix intérieure m'a répété "Tu n'as pas besoin d'un énième coupon". J'ai répondu "Ta bouche!" à la petite voix et je me suis vautrée, en prime, dans la cotonnade du stand à côté. Ce qui prouve bien ce que ça veut dire (gneu?).
Voici mon butin: 
Le velours noir, je l'aime d'amour et j'en ferai une robe pour les frimas prochains, le tissus lainage cashemire et qui ne fait pas vieille tata qui pique comme ont pu l'affirmer certaines mauvaises langues de ma connaissance (n'est-ce pas Mimi?), fera aussi une jolie robe d'hiver. Quant aux deux cotonnades, je pense me tailler des petits hauts très trendycheuuu, très fraicheur Narta, si vous voyez ce que je veux dire, pour les grosses chaleurs parigottes.
La prochaine fois, si vous êtes sages (et si mon APN daigne revenir du SAV), je vous montrerais bis ma culotte, sinon faudra vous contenter de mon imitation du canari.
13 février 2009
La chair est faible, hélas! et j'ai (pas) lu tous les livres
Telle la marmotte j'ai hiberné un temps, laissant mon blog en friche au lieu d'en faire un jardin à la française 'achement bien entretenu avec buisson taillée en forme de Diane au bain et tutti quanti. Soyez indulgentes, j'ai toujours pas récupéré mon APN, et comme je souhaite que ce blog reste dévolu aux machins plus ou moins portables que je confectionne avec mes mimines boudinées, je suis restée silencieuse.
Ajoutez deux ou trois trucs pas jouasses qui nous sont tombés dessus à Z'hom et moi, et vous comprendrez que j'ai été aussi expansive qu'une tanche (après tout ça change de la carpe). Rassurez-vous Z'hom va mieux, il recommence ses blagues douteuses et a même décidé de baptiser son staphylocoque doré (qui soit dit en passant aurait pu lui coûter un oeil ou pire) d'un doux nom... le mien.
C'est officiel, les hommes n'expriment pas leur affection comme nous...
Mais réjouis-toi, ô peuple! Joli Papa, dans sa grande mansuétude, m'a prêté son appareil et dès qu'il est chargé, c'est à dire dans les prochaines heures, je vous montre le monceau de chiffons sur lequel j'ai passé de délicieuses heures à pester, voire à jurer comme un charretier qu'aurait pas eu d'éducation.
En attendant je réponds à l'invitation de l'une d'entre vous:
D'habitude, comme je l'ai déjà dit, je taggue pas. Sauf que là Kikizita m'a titillée (nan, j'ai pas viré ma cutie) avec ses histoires de bouquins. Donc, une fois n'est pas coutume, je me plie à l'exercice bien volontiers d'autant plus qu'il faut pas porter un jogging en molleton qui gratte ou en nylon qui fait transpirer du dessous de bras. Il faut choisir 6 oeuvres qui nous ressemblent pour des raisons X ou Y.
- Nedjma, de Kateb Yacine: parce que ça se passe en Algérie, parce que ça parle d'une femme qui, le cul entre deux chaises, le coeur entre deux cultures, symbolise l'Algérie. Parce que mon papa est né là-bas et parce que cette terre-là, que je le veuille ou non coule dans mes veines. Enfin parce que ce livre doit s'apprivoiser et qu'il est tordu, mais quand on persévère on y découvre des trésors. J'ai d'ailleurs écrit ma thèse sur ce livre qui bouillonne malgré son apparente langueur.
- Hamlet, de Will: Will et moi c'est une histoire qui dure, on s'aime depuis que je suis ado (et dire que Z'hom est au courant et qu'il est même pas jaloux). Hamlet est sans rivale, c'est beau, c'est monumental et si ça se trouve c'est le plus grand foutage de gueule littéraire de tous les temps. A mon avis ce brave Will, qu'était pas le dernier sur la déconne, a fait exprès de laisser les critiques littérraires dans le caca, parce que ça fait 400 ans qu'on se demande pourquoi qu'il le pourfend pas Hamlet, ce félon de Claudius et on a pas été foutu de répondre à cette question toute simple. Alors moi je vous le dis, si ça se trouve Wiwi il le savait pas plus que nous et il doit bien se marrer depuis 4 siècles au Paradis des plumes légères.
- Les Liaisons dangereuses, Choderlos de Laclos: c'était au programme de ma première au lycée. On a étudié ce bouquin avec une prof ex- 68arde qui avait fait ses études avec des descendants du divin Marquis ( et parait d'ailleurs que la-dite descendance assumait pas l'héritage). C'est faussement léger, piquant comme une morsure de vipère et machiavélique. D'ailleurs pour ma Yayate (mon amie d'enfance que j'aime d'amour) et moi, le terme une Merteuil est passé dans notre langage et continue aujourd'hui à désigner toute pouf démoniaque qui échaffaude des plans à l'aide de sa tête ou parfois seulement à l'aide de son bonnet F pour piquer le tas de muscle distrayant et décoratif qu'on a conquis de haute lutte. Et puis surtout sous le côté scandaleux il a une morale très courageuse pour l'époque.
- Le Fou d'Elsa, Aragon: Parce qu'il y a peu de poèmes aussi beau que le Zadjal de l'absence et puis aussi parce que ça me titille l'Orient et le côté ibérique de mon palpitant avec ses références à Grenade la belle qui est tombée un beau matin (oui, bon, ça date pas d'hier non plus). Ce genre de livre est terrible et beau quand on est amoureux et pas payé de retour, c'est dire s'il m'a accompagnée dans ma tendre adolescence (j'ai pris, à cette époque, une collection hallucinante de vestes avec triplure luxe, de quoi être habillée pour 10 hivers).
- L'Etranger de Camus: L'Algérie, toujours, l'écriture âpre de Camus, ce côté cru et cruel. A cause de lui j'ai décidé une fois pour toute qu'après Camus la Littérature française c'est devenu de la merde. Ce qui fait beaucoup rire certains collègues qui me branchent exprès sur le sujet juste pour le plaisir de me voir monter sur mes grands chevaux, ce qui est très drôle quand on sait que je fais 1m60 les bras levés sur un tabouret, pour m'entendre m'énerver après ces caniches de salon nombrilistes qui composent la scène littéraire française agonisante et qui feraient mieux de faire preuve d'un peu d'humilité au lieu d'aller promener leur absence de talent chez Ardisson.
- Les Ecritures de Cavanna: D'abord parce que j'ai une tendresse débordante pour ce vieux bonhomme au parcours si tordu et dont Desproges disait que seule son hétérosexualité virulente l'empêchait de le demander en mariage. Ensuite j'ai choisi ce livre parce que j'ai développé une allergie à la bondieuserie qui fait que je trouve cette réécriture de la Bible particulièrement jouissive. Mais l'homme se fait vieux et je crains que bientôt le summum de la provocation soit Bigard écrivant un sketch où il arriverait à placer 18 fois le mot nichon. Pauvre monde.
Voilà, j'aurais voulu aussi intégrer les oeuvres complètes de Maître Pierre, les romans noirs de James Ellroy, Ianto l'enragé de Griffith, tous les Zola, Bukowski et Fante, Baudelaire et Calvino mais on m'a dit 6. Je suis disciplinée et obéissante... Au fait, je passe le relais à qui voudra, j'ai horreur d'imposer des trucs, ça me rappelle le boulot.
Au fait, Joyeux anniversaire à mon blog, si vous lisez ceci vous faites preuve d'une grande abnégation, ça fait un peu plus d'un an que vous vous farcissez mes coxigrues...
18 janvier 2009
Godot II, le retour!
Bon, j'ai pu emprunter l'appareil mais pas récupérer mes photos d'avant. J'ai pas non plus eu le temps de faire d'autres photos, vu que je soupçonne Salopa d'avoir ourdi un complot contre ma personne en obligeant mes élèves du 1er rang à éternuer devant moi pour que mon mufle redevienne humide et coulant. Du coup pour vous faire re-patienter (j'ai quand même une robe, un gilet et une jupe de toute beauté à vous montrer, ainsi qu'une sombre histoire de culotte à éclaircir), je vous remets un petit texte écrit à l'époque où j'effectuais, pour ma plus grande joie, des remplacements entre Sarcelles et La Courneuve.
Vous êtes pleine de bonne volonté et vous avez encore foi (pas pour très longtemps) en ce que vous faites. La Vénérable Institution vous a gratifié, tout au long de cette année, de ses bienfaits. Après vous avoir oubliée, perdu vos dossiers de mutation, mis sur des postes déjà pourvus, elle a enfin daigné posé ses mirettes de taupe myope sur vous.
Et là, joie, bonheur et félicité!! Elle vous envoie manu-militari faire du tourisme dans une charmante bourgade du 9-cube, entre Sarcelles et la Courneuve, faire de la garderie, pardon, remplir votre noble mission d'enseignante, pour les 3 dernières semaines de cours.
Ingrate que vous êtes vous ronchonnez. Un prof ça ronchonne de toutes façons. Parce qu'on veut lui sucrer son heure de bulle quand même payée, parce que tous les élèves sont là, parce qu'aucun élève n'est là, parce qu'y a plus de café dans la machine. Donc vous êtes ronchonne. Et feignasse. Un prof est feignasse de toutes façons. Cf au-dessus.
Bon, vous arrivez, après 1heure et demi de RER, métro, puis bus devant l'entrée de l'établissement du Savoir et de la Connaissance. Et vous restez dubitative devant un délire architectural des années 70 d'un honorable créateur du BTP qui revenait vraisemblablement de Woodstock et donc encore sous acide. C'est dans un coquet bloc de béton et sa majestueuse verrière aux vitres uniformément pétées ainsi que sa charmante petite cour, sauvée de l'uniformité grise par moults papiers gras jonchant le pavé que vous faites votre entrée.
Vous n'avez rien vu... Vous vous présentez au personnel, le principal vous accueille à grands renforts de "Chère collègue", évoque rapidement le prédécesseur en vous souriant d'un air géné comme s'il avait à vous annoncer que vous avez un cancer en phase terminale. Vous avez l'impression qu'il y a quelque chose de pourri au royaume du tableau noir. On passe rapidement sur les gosses ''Oh, ils sont un peu pénibles". Mais comme vous avez un peu de bouteille, vous avez vite fait de traduire le langage vaseline en langage triste monde cruel: "Tu vas en chier un maximum biquette, j'aimerais pas être à ta place".
Cette fugace impression vous sera confirmée par vos futurs collègues. Vous apprendrez au fur et à mesure de votre remplacement que vous êtes la 4ème sur le poste, que les élèves ont fait craquer la précédente qui a failli étrangler un chérubin après avoir été la cible d'un entraînement d'une discipline innocente, le lancer de table et de chaises, suivi de sa variante, le lancer de sac de prof par la fenêtre, par des élèves tellement fanatiques de sa petite personne qu'ils venaient régulièrement lui arracher des cheveux pendant les cours.
On vous laisse généreusement 24 heures pour faire votre testament, pardon, être opérationnelle. Vous avez d'abord une bonne surprise avec les 3èmes. Ils sont calmes, attentifs, polis et surtout ils sont trois. Les autres se sont mis en congés depuis fin mai. Vous ressortez donc de la classe après un cours ébouriffant sur les valeurs des temps, vous vous auto-congratulez copieusement, vous z'ont pas eu, vous maîtrisez. Grave.
Vous allez vite déchanter. L'après midi vous avez les 5èmes. Dans votre esprit, pauvre benette naïve, un 5ème c'est un 6ème avec 3-4 cm de plus. Vous entendez des cris de bête dans le couloir, un pion pris de pitié vous annonce que c'est votre classe (goutte de sueur à ton front) et hurle pour la forme afin que la horde sauvage daigne imiter, au moins un peu, un troupeau ovin. Vous regardez avec curiosité les choses, pardon, les gamins et là vous êtes prise d'une panique soudaine. La moitié des garçons ont une taille à vous bouffer sur le haut du crâne, deux ont des moustaches, un mériterait le prix du plus beau Golgoth d'Île de France. Vous apprendrez plus tard que certains ont 16 ans bien tassés. Le reste se passe comme dans un rêve, ou plutôt un cauchemar. Vous essayez tout l'attirail: le calme (marche pas, font pas attention à vous), le silence blasé (marche pas, se trouvent infiniment plus à l'aise pour tchatcher quand la vioque devant la ferme), l'affectif (marche pas, z'ont pas de coeur), la trouille (marche pas, un Golgoth ça a pas peur) et pour finir vous hurlez tel Adolf dans un meeting munichois. Le facisme y'a que ça de vrai, ça marche. Ils se taisent pendant 45 secondes. Vous en profitez pour respirer un bon coup et décidez de vérifier leurs connaissances en Français. Vous savez déjà qu'ils savent faire des phrases avec sujet-verbe-complément, D. l'a savamment montré en formulant cette phrase pleine de poésie concernant leur ex prof: "On a niq*é Mme D.". Pour le reste c'est un peu plus compliqué. Un groupe de 3 élèves fait une entrée fracassante dans la classe au moment où vous avez réussi à calmer un peu le jeu; une espèce de mini-troll, dont la taille est inversement proportionnelle à celle de ses éventails à mouches déboule en hurlant suivi de sa copine une louloute d'1m70- 90 kilos au garrot (vous ne l'avouerez jamais mais elle vous fait furieusement penser à Taram et le chaudron magique--dans le rôle du chaudron mais avec l'option parole) et d'une mini gonzesse pomponnée comme si elle devait participer à l'élection de Miss Univers. Bref, ils lèvent les bras, hurlent en saluant leur public comme des Jamel La Bouse et jettent leurs sacs tout en donnant un vigoureux coup de pied dans la porte. Là vous vous sentez partir.
Vous envoyez donc la chétive jeune fille qui s'est réfugiée devant votre bureau et qui vous regarde avec une pitié indicible dans le regard, chercher la seule vraie terreur de l'établissement, Mme B. CPE, redouté comme le virus de la grippe aviaire dans une importation d'oies chinoises.
Vous vous débarrassez des trois excités, trio dont vous ne verrez plus que la soupière, pardon Melle S. jusqu'à la fin de l'année.
Deux semaines plus tard vous êtes épuisés, mais vous gérez à peu près vos classes, vous êtes vivante et entière. Le principal vient vous passer une pommade dont vous n'avez que faire et les mômes demandent si c'est vous qui serez leur prof de Français l'an prochain. Ce à quoi vous répondez avec un sourire de satisfaction que vous avez du mal à dissimuler "Ben non". Evidemment tout n'est pas noir.
Vous avez eu une surprenante discussion sur le conflit irakien avec la cacaille cabotine de votre 3ème, vous avez mis une pâtée monumentale à la crapette à vos élèves de 4ème le dernier jour (vous avez triché un peu mais c'était de bonne guerre) et le groupe de petites jeunes filles sympas en 5ème se sont cotisées pour vous acheter un cadeau que vous recevez en bredouillant comme une folle.
Vous viderez finalement votre casier en maugréant "Bandes de p'tits c*ns"
l'oeil embué devant le papier rose imprimé de chatons et les sourires massifs
des 3èmes vous remerciant en sortant du sacro saint brevet.

08 janvier 2009
Rapido
Deux mots rapides avant de retourner au charbon:
-après des heures d'acharnement confinant à la démence pure j'ai retrouvé mes vidéos japonaises (nan, pas celles que vous croyez bande de pervers). Allez y faire un tour et surtout, à votre retour n'oubliez pas de dresser un autel avec sacrifices (truffade et patates sarladaises de préférence) en mon honneur.
- J'ai plein de trucs à vous montrer, mais mon APN a pactisé avec Salopa. Il est en rade, donc retour au SAV. M'en fous m'auront pas.
Bon comme ça m'embête c'te histoire et que surtout vous faites preuve d'une imagination dans vos com' qui réjouit ma divine personne, je vais tenter de soudoyer Joli Papa adoré pour qu'il me prête le sien...
I'll be back (ou comment avoir honte en trente secondes de sa culture cinématographique)
02 janvier 2009
2009: No Futur?
Voilà les gens, malgré la crise, les traditionnels massacres de masse de décembre aux alentours de Marenne et Oléron, on se retrouve gentiment en 2009. Et bon, ben, comme je suis pas douée pour les voeux, je vous souhaite la même chose que tous les ans: que le fisc vous épargne, ainsi que la cellulite sournoise et la gastro pernicieuse, ce qui, avouez-le, n'est pas gagné, et qu'un organisme comparable au vôtre partage tendrement avec vous ses bactéries et son haleine chargée du matin, etc, etc... En un mot, euh, non deux: Bonne Année.
Sachez que, malgré mon absence, vous commencez à être dressés habitués, j'ai beaucoup travaillé.
Principalement à devenir obèse. Et croyez-moi, ça n'est pas une mince affaire quand on vient, comme moi, d'une famille de maigrichonnes. Ma soeurette (Nini du Gers que je surnomme affectueusement Miss Reblochon 94) et moi on a pourtant sorti l'artillerie lourde; ça a été double combo gauffre chantilly- gratin dauphinois/raclette- galette frangipane. Mais échec cuisant, rien n'y a fait...
Sans doute avons-nous fait l'erreur de trop faire les imbéciles, la patate ça doit avoir le temps de prendre.
Vous comprenez donc pourquoi j'étais tellement pas là, j'étais trop occupée à faire des blagues qui navreraient des gamins de sept ans avec une honorable employée des Assedics qui approche des 30.
Mais je me suis également abstenue d'écrire pour des raisons plus terre-à-terre. En effet, cette fin d'année a été marquée par une série d'échecs longue comme une allocution présidentielle du jour de l'an. Je ne reviendrai pas sur la sombre histoire du spencer qui rebique, la douleur est encore trop vive. Mais vous allez voir à quel point le destin s'est acharné sur moi. Va y avoir du sang et des larmes...
Tout d'abord, je vous présente l'instrument du susdit Destin:
Voici Salopa que j'ai accueilli à bras ouverts dans mon propre foyer il y a deux ans et qui s'est révélée être, très vite, un monstre d'ingratitude.
Salopa est capricieuse, quand elle décide que ce n'est pas l'heure ni le tissu, elle refuse de coudre. Je la soupçonne d'ailleurs d'avoir été croisée avec un âne, car au jeu de la plus têtue je perds régulièrement avec elle. Et Dieu sait que j'ai la tête dure...
Salopa est feignasse, quand elle daigne surfiler correctement, elle le fait souvent sur 10 cm puis exprime son mécontentement par un furieux clap-clap.
Enfin Salopa est rancunière. Quand malgré tout je l'amadoue avec un nettoyage en règle et un enfilage tout propre elle finit, au bout de 10 minutes de cousage ronflant, par me bouffer le tissu.
Évidemment Salopa ne fait ceci qu'avec de la mousseline de soie (sinon c'est pas drôle), car non seulement elle est vicieuse, mais en plus elle a des goûts de luxe. Bref elle m'a massacré la tunique que j'avais découpée avec amour pour Mimi Kaolin. Honnêtement, sur le coup, j'en aurais pleuré...et juste après j'ai eu envie d'inaugurer une nouvelle discipline olympique, le lancer de surjeteuse. Autant vous dire que les centimes que j'accumule patiemment dans ma tirelire Winnie l'Ourson iront droit à sa future remplaçante (no future pour les surjeteuses Toyota, c'est moi qui vous le dit).
Pour me consoler j'ai tenté une ravissante petite blouse romantique de chez Patrones, en mousseline également, mais prudemment surfilée à la machine à coudre. Je ne parle pas un mot d'espagnol, malgré des origines clairement ibériques et j'ai décidé de me lancer en faisant à ma sauce, comme quoi les Ibères ne sont pas toujours rigoureux (oui, je sais, elle ne fait rire que moi celle-là). Ben du coup j'ai fait the irreparable error. J'ai pu sauver un mètre de tissu... Là j'ai eu envie de me mettre des baffes.
Mais me direz-vous, Z'hom était là pour mettre un peu de baume sur tant de souffrances. Que nenni!!! Z'hom s'est barré vite fait bien fait se rouler dans la poudreuse dans les Alpes et avec le bol que j'ai y'a certainement un congrès d'esthéticiennes suédoises qui s'est intallé dans son hôtel... La seule chose qui me console c'est que même une diaphane créature scandinave ressemble à une Morteau en combinaison intégrale de ski.
Du coup, pour me consoler, j'ai filé au marché de la Croix de Chavaud (ligne 9 du métro direction Mairie de Montreuil le vendredi aprèm). J'ai acheté ça, plus deux coupons de jersey unis blanc et noir:
Avec celui à fleurettes je pense faire ça, dès que les beaux jours seront reviendus:
Avec celui en mohair orange, je vais faire une ptite pièce genre ce boléro (celui à nouettes):
Le chiné beige finira en robe t-shirt Patrones et pour celui à fleurs rouge, je sais pas trop, je l'ai pris parce que c'était la fin du rouleau, qu'il me plaisait et que comme j'avais bassement fayotté elle m'a fait payer que 2m au lieu des presque 3m de tissu restant. Si vous avez des suggestions...
Bref, toute cette loose a suffit à réveiller le punk qui est en moi. En mes folles années strasbourgeoises je fréquentais assidumment le milieu à crêtes et piercings à clous. Je me souviens avec tendresse et un gros mal de tête, de ces fêtes clandestines où de fières iroquoises cotôyaient des permanentes léonines pendant que je pogotais sur "Porcherie" (avant de m'apercevoir combien la terre était basse après le 3ème litre de houblon, vers 4 heures du matin). 
En souvenir de ces slam furieux lors des concerts de Prong, j'ai fait ça, à partir d'un patron simplissime d'un Burda de février 2006. Voici le modèle d'origine, et juste après, ma version. Le tissu est un jersey acheté chez Mondial Tissus il y a deux ans.
Il est plutôt pas mal, sauf en ce qui concerne l'encolure qui m'a donné du fil à retordre et que j'ai bidouillé comme j'ai pu avant de trouver une vidéo sur le net (que je retrouve plus, misère!):
J'ai étudié à fond deux bouquins de couturage, j'ai rien compris, là en deux minutes j'avais tout compris... Pour celles que ça intéresse, tapez sewing dans le moteur de recherche vidéo de google et vous trouverez des tonnes de petites séquences qui vont vous permettre de faire enfin des trucs totalement parfaits. Les mieux c'est les Japonaises, pas comme les surjeteuses, (elles commencent par des images de petits lapins), mais elles ont vraisemblablement disparu dans une nébuleuse,dommage car c'était un bonheur de simplicité.
Pour rester dans le rebelle, l'indompté, l'anarchiste, j'ai tricoté pour mes petites nièces deux bonnets mauves. Inutile de vous dire qu'avec ça sur les oreilles ce sera grave respect pour elles dans la cour de la maternelle. J'ai bidouillé à partir du logiciel gracieusement mis en ligne par Abracadafil et ils sont mignons tout plein, punk à mort.
J'ai encore deux ou trois trucs à vous montrer, mais trop de bonheur d'un coup c'est dangereux. Donc la prochaine fois, si vous êtes sage, je vous montrerais ma culotte... (si ça c'est pas de l'effet d'annonce...)
13 décembre 2008
Enrhubée
Oui, bon, j'avais dit que je serais plus présente, j'ai pas de mots de Moman et j'en appelle à votre très grande bonté ainsi qu'à votre incommensurable compassion.
Car c'est une femme à terre qui vous écrit aujourd'hui. D'effroyables crobes que même à côté la dernière épidémie de peste bubonique en Europe c'était Pippo et Mollo font du ski, d'effroyables crobes, disais-je donc, se sont emparés de votre pitoyable servitrice. Je me trimballe donc, depuis jeudi, avec un groin que ne renierait aucun membre de la race porcine et il en sort tant de trucs gluants et douteux depuis quelques jours que je me demande comment un corps aussi petit que le mien, peut engranger autant de miasmes.
Au fait, bon appétit si vous avez le malheur de goffiotter devant votre écran d'ordi.
Bref, ça a été la grosse période de chkoumoune depuis quelques semaines dans ce havre de luxe, calme et volupté qu'est Nogent. D'abord Z'hom a plié sa voiture. La Lolomobile, sa fidèle Honda, a fini un petit matin gris de novembre, dans un virage de l'A86. Z'hom était triste, Z'hom avait fait une erreur de débutant, lui qui est pourtant le pape de la conduite, Z'hom a eu peur de se faire engueuler, vu que la susdite Honda devait servir pour que je me fasse la main dessus une fois que j'aurais gagné mon noble combat contre l'examinateur du ''permis de jouer au culbuto avec les caniches royaux sur les passages piétons''. Mais moi j'étais trop contente que Z'hom soit en un seul morceau, pensez-donc, il peut, a priori, encore servir, du coup je n'ai émis qu'un vague grognement.
S'en est suivi des périodes de nuits blanches, car l'amour de ma life est incapable de prendre une décision dans l'urgence. Il faut qu'il maîtrise d'abord tous les paramètres pour être sûr d'avoir fait le meilleur choix. Heureusement que je me suis pas posé autant de questions que lui l'heureux jour de notre rencontre (m'en fous il lit pas ce blog).
Il a fini par jeter son dévolu sur ça, ce qui, en bonne castratrice m'a bien fait rigoler, puisque Mossieur affirme et haut et fort qu'il veut se faire tatouer "Marie-Geo for ever" sur la fesse droite (il voue un culte à Mam' Buffet) et qu'il roule dans une voiture de cadrounet sup' avec Rayban et moumoute intégrés. Me reste plus qu'à me faire injecter massivement du sillicone et à me péroxyder le cheveu et le neurone, histoire de m'intégrer au décor.
Pour continuer dans les ennuis mécaniques, j'ai passé mon permis. Je vous épargne la noueuse d'aiguillette un mois avant "Gneeee, si tôt le permis? Z'êtes sûr?", une semaine avant "J'y arriiiiiiiiiveraisssssssssss paaaaaaaaaaaassss!!!!!", un jour avant "Ouinnnnnnnnnn". Rajoutez que j'avais le nez qui commençait à couler abondamment ce jour là et vous aurez un tableau assez proche de ce qui s'est passé .
Big Volant (mon mono, un croisement entre Big Boss et Big Foot pour le physique) m'a dit, tant qu'il n'y a pas un tel comme examinateur, ça va. Et ça n'a pas loupé, Big Volant est devenu très pâle en arrivant au centre d'examen, "Merdouille", a-t-il bredouillé, et là j'ai su que j'étais dans le caca. En effet, j'ai passé le terrible exam avec le dragon du Val de Marne, aussi connu sous le surnom du "Bourreau du créneau" ou encore de " Terreur mécanique".
J'ai bien roulé, honnêtement c'était bien parti; joli rangement en bataille, demi tour impec, insertion sur l'autoroute parfaite. Sauf que j'ai pas freiné assez tôt devant un feu orange. Cruella a freiné plus sec. Et hop, ajournée la fille.
Pas grave, je l'aurais un jour, je l'aurais.
A part ça, et quelques milliers de copies corrigées pour mes bébés Biactols, j'ai rien foutu. De toute façon je ne couds ni ne tricote quand Z'hom est là. D'abord parce que c'est impossible, Z'hom a toujours besoin de moi pour des trucs absolument essentiels et m'appelle donc toutes les 5 minutes afin que je m'extasie avec lui devant la dernière carte graphique sorti par Asus (je vous épargne la blague récurrente d'informaticien autour de cette marque). Elle est pas facile tous les jours la vie de femme de Geek.
Du coup je n'ai fait que ça, dans la thématique Jeanne Mass est en moi, en mauve et noir:
Le modèle feuille, pas trop compliqué quand on a compris le truc et surtout, soyons honnête, quand on a recommencé 12 fois le même diagramme. Je l'aime bien, j'ai cousu des petites paillettes noires et ça fait vachement chicos. Il roulotte juste un peu trop au niveau du bas, si j'avais su j'aurais fait le double de côtes par rapport à ce qui était préconisé sur le modèle.

J'ai utilisé 6 pelotes et demi de quiétude couleur aubépine. Z'hom déteste, comme il déteste systématiquement tout ce qu'il soupçonne n'être pas sorti d'usine. C'est contrariant ces bêtes-là.
J'ai aussi fait une veste du burda de décembre 2007.
C'est une sorte de petit spencer court, mais allez savoir pourquoi, une fois monté, il ne me plaît plus et puis il est pas totalement nickel. Evidemment sur la photo il rend pas trop moche, ce n'est pas le Quasimodo de la veste courte, mais porté il est moyen terrible, voire même bof-bof.
Du coup j'ai refait un petit gilet que j'avais déjà tricoté pour soeurette n° 3 (celle avec bigoudis intégrés). Je finis la seconde manche et je vous montre ça.
La prochaine fois je réveillerai le stioupide punk qui est en moi (big up aux fans des svinkles).
12 décembre 2008
A demain si vous le voulez bien
J'ai planté mon permis de très peu hier. J'ai planté ma veste de beaucoup il y a trois jours. J'ai une crève phénoménale et je profite de quelques minutes d'éveil tout relatif en cette glorieuse journée pour vous dire que je vais vous servir un post tout chaud demain, histoire de pas me faire engueuler vu que je suis surbookée comme un cadre sup' en costume 3 pièces.
Z'inquiétez pas, je ressuscite d'entre les morts et je suis toute à vous.
Attendue comme le Messie ;-))
01 novembre 2008
Bad beat
Je reviens sur la pointe des pieds, mais avec tambours, trompettes et éventuellement basson aussi, soyons pas rats sur le retour en fanfare.
Je vous écris de ma Lorraine natale si ensoleillée (au moins deux jours par an, pas de bol, ça tombe pas aujourd'hui) en ce jour de l'année où fleurissent, les chrysanthèmes et les mémères en Damart dans les cimetières.
Bon, d'abord les filles, car je n'ai presque plus d'illusions sur la fréquentation masculine de cet auguste blogaillon, je tenais à vous remercier pour vos adorables messages de soutien. M'en voulez pas si je vous réponds pas personnellement à toutes, mais vous connaissez ma tendance à la procrastination. Disons que la vie n'est pas toujours un fleuve tranquille et qu'après une descente en rafting sur les rapides, j'attends de voir si il est possible de passer au ski nautique, voire au pédalo. Pour celles qui auraient rien compris à mes métaphores vaseuses post- soirée antillaise, c'est pas grave, je suis pas sûre de me comprendre moi-même et de toute façon je vous ai promis d'arrêter bientôt la drogue et les rillons du traiteur du bas de la rue.
Donc, les filles, je vous fais d'affectueuses léchouilles. Je sais c'est dégoûtant...
Pour oublier mes envies compulsives d'achat de four à gaz ou de jonglage de sèche- cheveux en milieu humide (un certain Claude François s'en souvient encore), je suis partie hurler des phrases incohérentes pour soutenir mon équipe de rugby "Les envoyeurs de poney", lors d'un tournoi bidon, tout en cueillant des champis_ attention, c'était du champi légal_ et en jouant à Whisky-cowboy (je vous parlerai bientôt de cet impayable jeu néanmoins salissant à moyen terme) à 600 km du périph', dans un endroit si beau que ça vous convaincrait presque de l'existence du Barbu sur son nuage. Pour ceux qui suivraient pas, je parle pas de Georges Brassens.
Mais j'ai aussi participé au Swap Japon de la douce Mimi de Kaotrok. Nous nous sommes retrouvées lors d'une douce aprèm de début octobre au jardin Kahn, à Boulogne, sous les érables rougissant tels des joues de Geishas. Paddy Moon nous a fait des maki à tomber, aidé par son z'hom personnel. Il faudra d'ailleurs qu'elle me donne quelques tuyaux de dressage à l'usage des gros félins à costume deux pièces, parce que j'ai vraisemblablement loupé un épisode.
C'est justement Paddy et son irish mouton, vieux, mais alerte, qui s'est occupée de mon cadeau. Alors là, les filles, va y avoir de la convoitise et de la jalousie en quantité industrielle. J'ai eu ce magnifique tablier, que je porte en surjupe, avec une petite bourse assortie qui ne quitte plus mon sac à torture, euh, je veux dire mon sac de cours.
Je suis également l'heureuse détentrice d'une guirlande de grues en origami, je sais plus ce que ça veut dire la grue au Japon, mais je crois que ça signifie pas, comme en France que je suis un croisement entre une huître et une lectrice de Closer (je sais, il est parfois difficile de faire la distinction entre les deux), il me semble que c'est un symbole de bonheur.
J'ai aussi trouvé, dans les poches de la petite bourse, du thé vert made in Soleil Levant et en prime j'ai reçu une miniature de petit chat comme ceux que l'on trouve à l'entrée des sushis bar (les photos viennent de son blog dont je vous conseille vivement la lecture).
Bref, c'était Noël avant Noël. De mon côté, j'ai oeuvré pour Mimi. Faut dire que Mimi, dans sa grande mansuétude, m'a aiguillée très vite (hi hi, aiguillée, tricot, humour! Non? Euh, bon, d'accord, je dis plus rien). "Et si tu faisais quelque chose en tricot?". J'ai d'abord maudit Mimi, si, si, et copieusement en plus, jusqu'à la 13ème génération au moins. Et puis, après quelques recherches, au moins deux semaines à plein temps, et deux ou trois points en moins sur mon acuité visuelle rapport aux heures passées devant mon écran, j'ai fini par trouver ce modèle: 
Je vous posterai bientôt les photos de la tunique qui va avec, parce que j'ai pas tout à fait bidouillé les finitions. Ah, la joie de coudre de la mousseline!
Justement, en parlant de mousseline, je vous présente ma nouvelle robe qui déchire, la preuve, un moment d'inattention et j'ai failli fouttre en l'air 10 heures de laborieux travail. Le patron vient d'un Burda Couture facile d'il y a 2 ans.
J'ai rajouté un petit noeud noir en gros grain histoire de la jouer à fond jeune fille (hum hum) de bonne famille (double hum hum). J'en ai bavé comme un bataillon de Tchétchènes, mais le résultat est là, elle est belle et je l'aime d'amour. Camouflage assuré pendant un congrès de Gothic Lolitas ou dans un rallye du 16ème.
Et comme les nuits ont été longues et qu'il fallait bien s'occuper, j'ai fait aussi ça:
Le patron vient d'un Burda d'il y a dix ans et m'a permis de régler son compte à un vieux bout de jersey qui se morfondait dans une caisse.
Sur papier (Burda Couture facile printemps été d'il y a 4 ans), il était fabuleux. J'avais l'espoir de me métamorphoser, à peu de frais, en sublime Hélène de Troie au pied de laquelle les guerriers franciliens viendraient se rouler de dévotion. Ben que nenni, le guerrier francilien est moqueur, et surtout il n'a, le pauvre, pas été initié à l'esthétique athénienne. Bref, petit haut cousu en 2 heures, porté le soir même à une soirée entre collègues (comme si souffrir ensemble pendant la semaine ne suffisait pas) et commenté par M., charmant prof de maths "T'aurais pu mettre autre chose qu'un drap pour sortir". L'avait de la chance que j'ai pas de cigüe sous la main sinon il aurait eu une mort très socratique.
Du coup je suis un peu dubitative face à mon chef d'oeuvre d'équilibre textile (en satin polyester). M'enfin les profs de maths sont des êtres retors et sadiques c'est bien connu. Z'en pensez quoi le peuple?
En revanche je suis pas du tout dubitative sur le boléro Phildar que j'ai fini de tricoter. Cela m'amène à une profonde réflexion philosophique; le tricot, c'est comme le poker. Vous commencez et vous avez tous les atouts en main, l'échantillon est nickel, ça monte vite, z'êtes z'heureux. Vous y croyez à fond, jusqu'au bout! Et ce n'est qu'au tout dernier instant que vous vous apercevez, alors que tout est assemblé, que les coutures sont belles et que vous avez suivi A LA LETTRE, toutes les instructions, que votre boléro sur lequel vous peinez est moche. Pas moche un peu, pas moche de loin, irrémédiablement moche. Vous l'essayez 40 fois, vous tirez sur les manches, mais il faut se rendre à l'évidence, votre gilet ne déparerait pas dans une pub Petit Navire, vous venez de subir, de plein fouet, un bad beat tricotistique.
Alors là, les photos sont trompeuses, mais je vous assure, il est très vilain, je pense d'ailleurs l'offrir bientôt à une troupe faisant un remake du Père Noël est une ordure. Je vous laisse deviner à quel personnage il ira.
La prochaine fois, si vous êtes sages (et promis, z'aurez pas à attendre un mois), je me prendrais pour Jeanne Mas.
26 septembre 2008
Parenthèse
Je suis désolée de ne pas avoir répondu à vos gentils commentaires, comme je le fais d'habitude. Je ne pense pas écrire avant un certain temps, disons que ma vie personnelle n'est pas super fun jouasse, donc j'ai pas tellement envie de m'épancher du clavier.
Coming back soon...








































